Démarrer son roman

1. Avant de commencer à écrire

Avant de vous lancer dans un projet tel que celui d’écrire un texte et de l’autoéditer, la première chose à vous demander, c’est si vous avez envie de le faire.

Ecrire une histoire est une activité qui prend du temps durant plusieurs semaines, voire quelques mois.

Il est donc normal de vous demander si vous avez envie de le faire.

Si la réponse à cette question est oui, vous pouvez directement passer au point suivant.

Si votre réponse est non, quelle en est la raison ?

Est-ce un manque de temps ? (probablement la raison n°1 pour beaucoup) – Dès lors, pourquoi ne pas écrire un texte plus court, comme une nouvelle ou un petit roman ?

Est-ce le manque de motivation ? Dans ce cas, que diriez-vous d’essayer un NanoWriMo ?

Est-ce le manque d’organisation ? Un sentiment de confusion, de ne pas savoir par quel bout commencer ? Ou alors tout simplement votre histoire vous intimide, vous manquez de confiance en vous et perdez trop de temps à peaufiner encore et encore la préparation au lieu de vous mettre à écrire ? Si vous vous reconnaissez dans ces questions, j’espère que cette série de billets consacrés à l’écriture vous aidera à y voir plus clair et à sauter le pas.

Ôtez-vous de l’esprit qu’écrire doit être une activité difficile, qui vous arrache la moitié de votre âme et vous pousse à souffrir les mille et une difficultés que les affres de la création jettent sur votre chemin.

Ecrire une histoire, au contraire, peut être une activité plaisante et facile. Raconter fait partie de notre ADN, même si nous ne sommes pas écrivains. Et c’est ce confort et cette facilité que je souhaite vous offrir dans cette série consacrée à l’écriture et à l’autoédition.

2. Le puits des idées

Donc vous voulez écrire. Maintenant se pose la question de ce que vous voulez écrire. Autrement dit : comment trouver une idée de roman/texte/nouvelle ?

Si vous en avez déjà une, vous pouvez directement passer au point suivant.

Par contre, si vous êtes en panne sèche créative, voici quelques pistes pour mettre votre roman sur les rails.

D’abord, dédramatisez. Vous ne serez pas original : tout a déjà été dit, pensé, écrit. Ce qui sera original, ce ne sera pas votre idée, mais la manière dont vous allez lui donner vie (= comment vous allez l’articuler, l’enrichir, la peupler et l’écrire).

Ensuite, trouvez un point de départ : une envie, une image, un personnage, une phrase ou une intuition et creusez.

Comment ? Vous n’avez rien de tout cela ? Pas de panique, tout n’est pas perdu.

Solution 1 : Laissez votre esprit filer tout au long de la journée. Observez ce qui vous entoure et essayer de le replacer dans le contexte de votre roman (rappelez-vous, vous êtes censé avoir déterminé le genre dans lequel vous souhaitiez écrire la semaine passée).

Ainsi, observez le monde et imaginez comment cela pourrait entrer dans le genre de votre roman ?

Voici quelques exemples :

Vous voulez écrire un thriller : est-ce que le guichetier qui vous tend votre billet de train pourrait être un dangereux serial killer ? De quel genre seraient ses victimes ? Comment les aborderait-il ? Comment les tuerait-il ? Pourquoi ? Etc.

Vous voulez écrire un roman d’espionnage : la personne qui vient de filer devant vous en trottinette, pourrait-elle être un agent en mission et son sac refermerait-il des documents top secret ? Quel genre de documents ? Où se rend cette personne ?  Fuit-elle quelqu’un ? Comment a-t-elle récupéré ces documents ? Etc.

Vous rêvez une histoire fantastique : et si votre patron était en réalité un monstre surnaturel ? Quel genre de monstre serait-il ? Pourquoi occuperait-il ce genre de poste ?Quel est son but ? Comment l’en empêcher et qui peut l’en empêcher ? Etc.

Bref, vous avez compris l’idée : fabulez. Réveillez le mito mégalomane qui sommeille en vous et donnez-lui carte blanche. A coup sûr, il va vous trouver quelques super départs d’histoires.

Solution 2 : Partez d’un élément existant. Cet élément peut-être un slogan ou une image, ou encore la couverture dont vous rêvez pour votre livre.
Que dit cette phrase ? Qu’est-ce que cela implique ? Qui la dirait, dans quel contexte ? A qui ? Etc.

Qu’y a-t-il sur cette image ? Et si les apparences étaient trompeuses ? Qui serait qui et ferait quoi à qui ? Etc.

Solution 3 : Vos souvenirs, qu’ils soient réels ou imaginaires.

Petits, quelles étaient vos croyances absurdes (du genre « le voisin est un extraterrestre » ou « une tentacule va sortir de la cuvette des WC ») ? Transposez-les et adaptez-les à votre vie d’adulte : comment ça se passerait pour vous aujourd’hui ? Ou bien, partez du principe que ce que vous pensiez était vrai. Que vous serait-il arrivé comme aventure ? Que serait votre vie aujourd’hui ? Qui seriez-vous aujourd’hui ? Qui fréquenteriez-vous aujourd’hui. Etc.

Solution 4 : Last but not least : parlez à votre page, elle vous répondra.

Vous séchez toujours. Voici la dernière technique que je peux encore sortir de mon chapeau : les questions/réponses.

Prenez un carnet, une feuille blanche, ouvrez une page de traitement de texte et parlez-vous à vous-mêmes. Posez-vous des questions et répondez-y. Osez être plusieurs dans votre tête.

Vous arriverez ainsi à quelque chose comme :

« – J’ai envie d’écrire un roman fantasy.

– Très bien, qui en serait le personnage principal ?

– J’aimerais que ce soit une fille.

– Décris-là. »

Etc. Vous avez compris l’idée.

Retenez d’ailleurs cette technique, elle pourra vous servir plus tard. En fait, personnellement, je m’en sers dès que j’élabore mon plan ou que je cherche des idées de péripéties. Je m’en sers aussi en cas de panne : motivation, inspiration, idées.

3. Illustration : Ecrire « La cité des ombres ».

Au départ, je ne savais de mon histoire que ces éléments :

  • Je voulais écrire une histoire fantastique mettant en scène une adolescente ;
  • Je voulais que ce soit le début d’une série, mais que cette série ne concernerait pas forcément que cette adolescente ;
  • Je voulais une histoire écrite « à l’américaine », qui répondrait aux codes du genre fantastique et qui serait élaborée comme un film de l’après-midi ;
  • Je voulais m’adresser en particulier à un public adolescent, mais sans que mon histoire s’y limite et qu’elle puisse convenir à un public plus âgé ;
  • Mon but était de divertir, d’offrir au lecteur un bon moment plutôt que de la grande littérature. Il me faut donc des occasion de dialogues et des rebondissements.

Il me fallait dès lors préciser quelques points, tels que : qui était mon héroïne ? Où vit-elle ? Quel danger va peser sur elle ? Qui est le méchant ?…

En partant de la méthode « Demande à la page », j’ai développé le personnage d’Astrée.

Voici un extrait que j’ai écrit lors de l’une de ces séances « Demande à la page »

J’étais ainsi prête à aborder l’étape suivante, que je développerai dans le prochain billet, et qui consiste à structurer mon idée en plan.

Si vous voulez vous faire une idée par vous-même du livre fini, c’est par ici : La cité des ombres

Pas la patience d’attendre mes autres billets sur le sujet ? Vous pouvez vous procurer « Réussir le NanoWriMo » en version ebook (uniquement, l’appli Kindle permet de le lire sur n’importe uel support). Le contenu est différent de ce que je développe dans cette série de billets, mais reste complémentaire. Il se trouve ICI : Réussir le NanoWriMo

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