Ecrire un roman – Faire un plan quand on déteste ça

Voici un sujet plus que sensible et épineux pour bon nombre d’auteurs : écrire ou non un plan ?

En réalité, la question est plutôt mal posée. Voyons ensemble de quoi il en retourne.

Pour certains, faire un plan avant d’écrire leur roman est naturel et évident. Ils aiment savoir où ils vont, ce qu’il va se passer et comment chaque élément va s’articuler au sein du récit.

Savoir écrire un plan constitue en plus un gain de temps non négligeable : vous savez que votre histoire est viable (=qu’elle aura une fin) et vous passerez moins de temps à colmater les brèches de votre construction.

Pour bien d’autres auteurs, faire un plan de leur roman est tellement rebutant qu’au final ils ne parviennent jamais à achever cette étape et, du coup, leur roman devient un projet avorté avant même d’avoir commencé.

Aussi, c’est pour ces auteurs-là, qui ont l’écriture intuitive, farouche et sauvage que j’écris ce billet.

  1. Beurk, un plan !

Si vous avez suivi cette série consacrée à l’écriture d’un roman depuis le début, vous avez normalement déjà décidé quels étaient ls moments forts de votre roman. Autrement dit, vous savez où vous allez : vous avez une idée, même vague, du début, du milieu et de la fin de votre roman.

Mettre ces idées en ordre vous a donc offert un plan basique qui, selon la complexité de votre histoire peut être suffisant. Ce que je veux dire par là, c’est que si vous avez peu de personnages, une idée plutôt simple (même si elle contient un retournement de situation) et une histoire courte ou de longueur moyenne, ce type de planification est suffisante.

  1. Sauf que mon roman est long, peuplé de personnages et l’intrigue est complexe

Ici, plusieurs possibilités :

  1. Vous êtes totalement allergique à l’idée d’écrire un plan (et cela vous fatigue d’avance) :
    Planifiez votre séance d’écriture la veille. Prenez un post-it et notez en vrac les idées que vous avez pour votre prochain chapitre. Le lendemain, reprenez ce post-it et écrivez. Même si vous êtes un rebelle de la planification de l’écriture, cette technique vous changera la vie sans changer votre personnalité.
  2. En fait, vous êtes paresseux et, tant qu’à faire, vous ne voulez pas figer votre histoire :
    Ecrivez périodiquement un plan. Je m’explique : pour mon roman en cours d’écriture « Démons intérieurs », que vous pouvez lire gratuitement sur Wattpad, j’ai d’abord écrit 2.000 mots. Ainsi, j’ai démarré mon texte de façon fraîche et aventureuse. Passé ces 2.000 mots, j’ai fait un plan pour les 20 chapitres suivants – pas plus (en fait, j’ai arrêté quand cette activité m’a lassée) – et je me suis remise à écrire. Maintenant, arrivée au chapitre 20, mon histoire a évolué dans un sens imprévu (= l’avantage de ne pas avoir tout planifié d’avance) et du coup, je vais maintenant faire un plan pour mes prochains chapitres, histoire de ne pas perdre trop le fil et de bien asseoir mon intrigue. Et ainsi de suite.
    En procédant de cette façon, je concilie les avantages de la planification et ceux de la non-planification
  3. Vous prenez sur vous et vous écrivez en quelques lignes ce dont parle chaque chapitre. Vous y incluez des bribes de dialogue et toutes les idées subites qui vous tombent dessus lorsque vous rédigez votre plan.
  1. Mais on met quoi au juste dans un plan ?

Il n’y a pas de règle. Vous mettez tout ce qui vous servira plus tard lors de l’écriture : noms, idées, mots-clés, bribes de dialogue… Chaque point peut faire plusieurs paragraphes ou tenir en quelques mots-clés. Utilisez ce qui vous convient à vous.
Vous pouvez aussi réviser votre plan pour y introduire plus tôt des personnages ou des événements qui joueront un rôle important à la fin de votre histoire. Vous donnerez ainsi à vos lecteurs le sentiments que vous avez construit un monde qui se tient.
Cependant ayez à l’esprit ces petits trucs propres à l’écriture commerciale : écrivez des chapitres courts (1 à 3 scènes, 2.000 mots maximum), finissez chaque chapitre par un élément de suspense (cliffhanger), planifiez des retournements de situation (si possible au moins deux) comme un personnage qu’on croyait allié et qui est en réalité un traître et terminez avec une fin satisfaisante pour le lecteur.

  1. Essayez
    Je conçois qu’il est difficile de sauter le pas et de faire un plan quand cette manière de faire ne correspond pas du tout à votre manière de fonctionner. Cependant, essayez. Il est possible que cela vous rende en fait beaucoup plus créatif et efficace. Cela a en tout cas été le cas pour moi.

Envie de me lire, histoire de voir si je sais de quoi je parle ? Laissez-vous tenter par mon roman Jeunes adultes « La cité des ombres », disponible ICI.

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