Leçon d’écriture : où faire commencer son roman ?

Aujourd’hui, pour changer, je vais aborder une question de technique d’écriture : à quel moment débuter son roman.

Attention, je tiens à faire ici une précision : ce type de conseil vaut 1/ une fois que vous avez écrit votre premier jet et/ou 2/ si vous aimer lire des théories consacrées à l’écriture.

Je vous déconseille d’utiliser mécaniquement ce dont je vais parler ici si vous commencez seulement l’écriture de votre roman.

Ayez-le à l’esprit, mais laissez-vous d’abord porter par votre histoire, écrivez-la telle qu’elle vous vient. Vous pourrez l’améliorer ensuite.

Aujourd’hui, donc, je vais parler d’un élément propre à la Scène 1 de votre roman (hors Prologue), à savoir la célébration d’un événement triste.

Sachez que vous trouvez cet élément dans pratiquement TOUS les best-sellers. C’est comme une clause pré-établie au démarrage d’une fiction sur les chapeaux de roues.

De quoi s’agit-il ?

D’une part, il s’agit d’introduire le personnage principal de votre histoire.

D’autre part, de créer immédiatement de la tension.

En quoi ça consiste ?

Vous annoncez que ce jour est un jour spécial. Un jour spécial et surtout triste ou menaçant.

Des exemples ?

Le plus évident : le genre policier : le livre ouvre le plus souvent sur le meurtre (jour spécial, événement marquant et sanguinaire qui donne directement le ton du roman).

Cas de démarrage immédiat : Hunger Games : dès la première page, nous l’apprenons : le jour qui commence le roman, celui qui introduit Katniss et l’histoire qui se poursuivra durant 3 tomes est un jour spécial, c’est celui de la Moisson.

Le cas JK Rowling : JK Rowling en a pratiquement fait un art de présentation de ses personnages : nous les rencontrons tous au moment où ils viennent de vivre un jour particulier.

Voici quelques exemples :

Harry Potter à l’école des sorciers : Le livre s’ouvre sur un jour très spécial : celui qui marque la fin du règne de terreur de Voldemort. Mais cet événement heureux est en demi-teinte : un petit garçon est devenu orphelin. JK Rowling a choisi d’ouvrir la saga Harry Potter avec le jour qui a changé à jamais le cours de la vie de son héros.

Mais cela ne s’arrête pas là : le chapitre 2, notre rencontre avec Harry se fait un jour spécial : c’est son anniversaire.

Et JK Rowling raffole de cette technique : L’appel du coucou : 1/ ouvre sur une mort violente (comme tout livre policier), mais aussi 2/ nous présente Robin un jour très spécial : le lendemain de sa demande en mariage et son premier jour de travail ; 3/ nous fait découvrir Cormoran Strike le jour de sa rupture définitive avec sa compagne et son nouveau statut de « sans domicile .»

Pourquoi vous devriez faire pareil ?

Une bonne scène est une scène qui comporte de la tension. Présenter son personnage principal le jour où sa vie vient de changer introduit directement un effet dynamique. Cela attise notre curiosité et nous voulons savoir ce qui va se passer.

Aussi, une fois votre premier jet écrit, quand vous en êtes au moment où vous allez remanier votre manuscrit et que vous vous demandez où faire commencer votre roman (oui, c’est une question qui ne se pose que dans un second temps), pensez à offrir à vos personnage un jour de fête en demi-teinte, qui offre une célébration triste, endeuillée et si possible, selon le ton de votre roman, menaçante.

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