Transforme mon écriture

Qu’est-ce que je fabrique en ce moment ?

Voilà, depuis quelques semaines, une idée me trotte en tête.

En fait non, pour être tout à fait honnête, c’est bien plus qu’une idée et ça concerne l’écriture.

Mon but est de revenir aux ORIGINES de l’écriture, à sa SOURCE.

Je m’explique, et il n’y a rien de bizarre ou d’ésotérique dans mes propos.

Pour le moment, je suis en train de préparer un programme hors du commun et très spécial. Un truc jamais vu, jamais fait et que personne ne vous propose nulle part (enfin, pour le moment, car quand je révèlerai au monde la petite surprise que je prépare, tout le monde va vouloir faire pareil, je vous le garanti – je sais, je m’avance, je me vante, je vends la peau de l’ours, je me la joue totalement, mais voilà : je suis sûre de ce que j’avance. J’ai même jamais été aussi sûre d’un truc de toute ma vie, et je sais aussi que si vous aimez écrire, vous allez juste adorer ce que je vais vous offrir. Dans ma tête : ZÉRO doute là-dessus).

Mais c’est quoi ce programme ?

Et bien, c’est un truc taillé sur mesure aussi bien pour les personnes qui souhaitent écrire que pour celles qui écrivent depuis longtemps mais qui ont du mal à finir leurs projets.

Il y sera surtout question de réveiller l’écrivain que vous n’osez pas être, de libérer votre imagination et de vous aider à maîtriser tant sur le plan mental qu’émotionnel le jeu intérieur qui se joue en vous dès qu’il s’agit d’écriture.

Alors, curieux ?

          Autant vous dire que je m’amuse comme une folle à préparer ce programme et tout ce qui l’entoure (il va y avoir quelques surprises et vous n’allez pas être déçus ! – d’ailleurs, je vais franchement payer de ma personne pour vous offrir le maximum sur le sujet).

Aussi, si vous êtes sur le point de commencer un projet d’écriture ou si vous pensez en commencer un, n’hésitez pas à me suivre que ce soit par ma newsletter ou les réseaux sociaux car je vous promets qu’il y aura du nouveau très très bientôt.

Et si vous avez pour le moment un roman en cours et que vous souhaitez « dopez » votre écriture ou que vous éprouvez des difficultés à vous motiver ou à vous faire confiance, je suis certaine que vous y trouverez aussi des solutions sur mesures à vos problèmes.

Parce que c’est ça, le nerf de la guerre : écrire, non seulement c’est acte super solitaire, mais en plus c’est effrayant (oui, soyons honnêtes 30 secondes, on a tous peur de quelque chose quand on écrit : que ce soit mauvais, de ne pas avoir d’idées, qu’on nous critique, qu’on juge notre texte, etc). Du coup, c’est pour cela que j’ai eu l’envie de créer ce programme-encore-ultra-secret.

Et il s’adresse à vous, quel que soit le stade d’écriture où vous vous trouvez, à partir du moment où il vous arrive de sentir qu’en tant qu’auteur, il vous « manque » un truc.

Par exemple :

– vous avez des difficultés à démarrer, à vous lancer

– vous trouvez toutes vos idées mauvaises, déjà faites

– vous êtes convaincu que toute la planète écrit mieux que vous, même votre neveux Tommy qui a trois ans

– vous avez du mal à rester motivé sur la longueur

– vous dévalorisez sans cesse ce que vous écrivez (alors que quand vous retombez, deux ans plus tard, sur votre manuscrit – inachevé car vous vous êtes totalement saboté sur le moment – vous vous rendez compte qu’« en fait, c’était bien, j’aurais dû le continuer »)

 – mille et une autres angoisses inutiles qui vous font procrastiner et pourrissent votre écriture…

          Si vous vous reconnaissez dans ne fut-ce que dans un seul de ces points, et bien… votre vie va changer, du moins c’est le but auquel j’ai décidé de m’atteler.

Et je pense que ce que je suis en train de vous concocter sera du 100% bénéfique et vous permettra de chasser efficacement tous ces fichus blocages.

Bon, où est-ce que je veux en venir ?

Mon objectif est de vous donner les outils nécessaires pour pouvoir penser, agir et vous comporter comme un auteur sûr de lui qui aime ce qu’il fait et qui partage sans rougir ce qu’il écrit. Oui, oui, oui ! Et je vous expliquerez COMMENT faire pour y arriver.

Autrement dit, ce sera pour vous l’opportunité d’acquérir une façon d’être et une confiance en vous qui font souvent défaut à la plupart des auteurs, qu’ils soient débutants ou non. Et je vous avoue que je suis tellement enthousiaste que je mets actuellement les bouchées doubles pour pouvoir commencer à échanger avec vous sur ces sujets le plus tôt possible.

En fait, il n’y a qu’une question que vous devez vous poser : êtes-vous PRÊTS à changer votre rapport à l’écriture ?

Avez-vous envie de retrouver le simple plaisir d’écrire, innocent et sans prise de tête ?

Souhaitez-vous pouvoir vous faire confiance et être enfin capable de finir vos projets sans vous saboter à tout bout de champs ?

Si votre réponse est oui, alors tenez-vous prêts, car on va bientôt décoller !

Votre pire cauchemar en matière d’écriture

C’est officiel, je suis en train de préparer une nouvelle série concernant l’écriture afin de vous aider à trouver facilement l’inspiration et à écrire mieux et plus rapidement.

Mais pour cela, j’ai besoin de votre aide…

Je veux que VOUS me disiez quel contenu créer. Que VOUS m’indiquiez précisément quelles sont les difficultés que vous rencontrez en matière d’écriture. Ainsi, je pourrai me mettre au travail et vous fournir mon aide et les meilleures réponses possibles à vos difficultés.

Je vous serai plus que reconnaissante de prendre deux minutes pour compléter le questionnaire ci-dessous.

Cliquez ici pour me dire quelles sont vos difficultés en matière d’écriture.

Écrire ! Comment écrire minimum 1.500 mots/jour à un rythme de 2.000 mots/heure quand on N’a PAS de temps pour écrire

Voilà, après tant de préparation, le grand moment est arrivé : nous allons parler écriture.

Tout d’abord, je voudrais vous rappeler que vous devez toujours opter pour des manières de faire ou des techniques qui marchent pour vous et votre texte.

Si vous vous forcez à effectuer des étapes qui ne vous inspirent absolument pas, vous allez finir par procrastiner, voir abandonner votre projet.

De même, coupez court à vos hésitations. Mieux vaut vous tromper que ne rien faire du tout. Ne rien faire, c’est la façon 100% garantie sur facture que vous finirez sans roman et déprimé.

Donc, quels que soient vos doutes, lancez-vous à l’eau. Au pire vous apprendrez de vos erreurs. Le premier roman est rarement le plus réussi. Sachez que bon nombre de « premiers » romans édités sont en réalité le troisième ou le quatrième écrit par l’auteur. Et ce, pour la simple et bonne raison que les « vrais » premiers romans sont souvent des tests, des entraînements, des brouillons.

Aussi, pour mener à bien votre projet, n’hésitez pas à SAVOIR CE QUE VOUS FAITES. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est important qu’avant même d’écrire une scène, vous ayez au moins l’idée de comment et où elle doit s’achever. Autrement dit, même si vous voulez le faire « au feeling » et ne pas trop la préparer, sachez au moins avant de l’écrire ce qu’elle va apporter à votre histoire.

Par exemple :

Scène de dialogue dans la bibliothèque ; à la fin, X doit être fâché avec Y

Scène dans les bois : cette scène a pour but que X découvre un indice menant à la disparition de Y (même si avant d’écrire vous ignorez quel sera cet indice, vous savez qu’il faut que X en trouve un).

Agir de cette façon vous assurera que votre texte fonctionne, qu’il a une logique interne et cela, le lecteur le ressent. C’est d’ailleurs ce qui distingue un récit bien construit d’un texte écrit sur le vif sans grande cohérence.

En d’autres mots, préparez un minimum chaque scène, vous y gagnerez BEAUCOUP de temps car cela vous fera soit moins de travail de réécriture ; soit sauvera votre manuscrit de la corbeille à papier car « il ne marche pas. »

Si vous êtes vraiment très réfractaire à la planification, prenez juste 5 minutes la veille de votre séance d’écriture, de préférence avant de vous coucher et réfléchissez un court moment à ce que vous allez écrire le lendemain. Juste 5 minutes. Cela pourrait bien faire toute la différence et révolutionner votre manière d’écrire.

Soyez ouvert, tentez des choses différentes et inhabituelles.

À présent, passons à l’écriture proprement dite.

Alors, il existe moults conseils à ce sujet : rituels, habitudes, outils, espaces de travail…

A nouveau : faites ce qui marche pour vous, mais aussi : mettez-vous en difficultés et soyez créatifs.

Qu’est-ce que je veux dire par là ? C’est simple : innovez. Par exemple, écrivez dans un café, une bibliothèque, dans le train, dans votre voiture (à l’arrêt)… Apprenez à écrire n’importe où.

Pourquoi cela ? Pour la simple et bonne raison que j’imagine que vous menez une vie des plus classiques : un travail, une famille, des courses et du ménage à faire, une activité sportive et quelques sorties. Du coup, vous avez peu de temps pour écrire.

Et c’est là que j’ai la plus belle des solutions pour vous : des micro-séances d’écriture.

De quoi s’agit-il ? D’écrire, montre en main (ou plutôt minuteur programmé) 8 minutes. Et ce, plusieurs fois sur la journée.

Et là, vous vous dîtes : « C’est quoi cette idée idiote ? Je ne peux écrire 8 minutes, j’ai besoin d’avoir le temps. »

Je vous réponds : vous n’avez PAS le temps, vous devez le voler.

Pourquoi cela ?

Écrire un roman, c’est quelque chose que vous devez faire TOUS les jours, même s’il s’agit de 3 lignes, pour rester dans le mouvement. Disposez-vous de 3 heures à vous par jour ? Probablement pas.

En ce qui me concerne, je n’ai PAS le temps d’écrire. Je travaille à plein temps, j’ai chaque jour 2 heures qui passent dans les transports en commun (il fait chaud, il y a des gens, du bruit), je dois assurer les activités de la vie quotidienne comme faire les courses, manger, me laver, dormir. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps. Et aussi, je consacre trois heures de ma journée à faire du sport.

Du coup, quand est-ce que j’écris ? Et bien… tout le temps.

J’ai ma tablette (avec mini-clavier Bluetooth) qui m’accompagne partout et je vole des minutes d’écriture de-ci de-là. Et à la fin de la journée, il est rare que j’ai écris moins de 1000 à 1500 mots. Et oui, en 8 minutes, j’abats entre 400 et 600 mots. Il me suffit de 3 à 4 fois 8 minutes pour avoir bien avancé dans mon histoire.

Alors, je les vole quand ces minutes ?

Dans ma voiture, en attendant mon train. J’arrive 10 minutes plus tôt et hop, je me lance.

Dans le train s’il y fait calme, là je peux voler jusqu’à 40 minutes.

Avant d’aller déjeuner, hop, 400 mots d’écrits.

Dans le train au retour si ça s’y prête ou à nouveau dans ma voiture sur le parking avant de partir (ben oui, plus intéressant que d’être coincée dans les embouteillages de la sortie de la gare).

Et là, magie, quand je rentre chez moi… J’ai déjà rempli mon objectif d’écriture de la journée. Je peux donc profiter de ma soirée et aller faire du sport.

Étrangement, en fonctionnant de cette façon, vous écrivez même un roman sans même vous en rendre compte, c’est une technique que je trouve tout simplement MAGIQUE !

Et si vous avez un peu de temps devant vous, vous pouvez aussi écrire avec la technique Pomodoro.

Là, il s’agit de faire 25 minutes, minuteur en main, une pause de 5 à 10 minutes et de reprendre pour 25 minutes. Durant votre pause, vous vous détendez vraiment : vous vous levez, vous bouger, vous faites une autre activité de quelques minutes.

Vous pouvez ainsi enchaîner plusieurs périodes de 25 minutes sans trop surchauffer.

L’autre avantage des micro-séances d’écriture, c’est qu’elles sont ultra-productives. Vous ne restez pas une heure à bailler devant votre feuille. Au contraire, la plupart du temps, vous essayez de tirer au maximum profit de vos 8 minutes d’écriture. Généralement, si je fais un calcul de ma vitesse, sur 8 minutes, je suis à un taux de 2000 mots/heure ! Testez pour vous, vous serez étonnés !

Et sur un Pomodoro, je suis entre 1600 à 1800 mots/heure.

Par contre, si j’écris une heure montre en main, ma productivité diminue parfois drastiquement car j’ai du mal à me concentrer de façon intensive 60 minutes. Il m’est aussi plus facile d’écrire efficacement quand je peux établir d’avance un but rapide : « Là, je prends 8 minutes pour écrire la dispute entre X et Y » ou « Bon, maintenant, j’écris la scène où X prend conscience que tout le monde l’a abandonnée »…

Vous devenez super-productif comme auteur quand vous structurez votre séance et lui attribuez un temps imparti, même court. Essayez une semaine, je suis prête à parier que cela va révolutionner votre vie d’auteur.

Enfin, pour finir ce billet, je voudrais parler de la motivation. Ou plutôt de comment rester motivé le temps d’un projet.

On le sait tous, au début, c’est facile, on a plein d’idées, on meurt d’envie d’écrire toute la journée. Puis, au bout d’une semaine, c’est plus trop ça. L’envie n’y est plus, la motivation est aux abonnés absents.

Comment faire ?

D’abord, mettez à profit l’énergie du début. Vous débordez d’envie d’écrire ? Ecrivez ! Jour et nuit s’il le faut, surfez sur la vague d’enthousiasme débordant que vous ressentez. Abattez autant de travail que possible. Et si vous avez organisé votre histoire grâce à mes billets précédents, cela sera super-fastoche !

Ensuite, quand vous avez le coup de mou, levez le pied. Ne forcez pas, vous allez juste vous dégoûter. Votre seule exigence doit être d’écrire au moins chaque jour. Au minimum une phrase, au mieux une micro-séance de 8 minutes. N’allez pas vous coucher si vous ne l’avez pas fait ! Mieux : faites cela dès le matin. Il est plus facile d’avoir envie d’écrire quand on a amorcé le processus en début de journée que quand notre journée de travail est finie et qu’on n’a plus d’énergie ni envie de rien faire.

Une autre manière de rester motivé est de penser à vos objectifs. Je sais que cela fait un peu discours de zozo-thériques mais visualisez ce que vous voulez, rappelez-vous votre envie d’avoir votre livre en main… Quel que soit votre but, si vous êtes en train de perdre toute motivation, réactivez-là en rêvant à votre objectif, à ce que vous ressentirez une fois que vous l’aurez atteint.

Enfin, une autre astuce peut être de recourir à la communauté de la planète écriture : écrivez durant le NaNoWriMo, publiez sur Wattpad ou sur votre blog.

La seule règle à cela est que TANT QUE VOUS ÉCRIVEZ, IL VOUS EST INTERDIT DE VOUS RELIRE. C’est une règle D’OR ! Écrire, c’est votre acte créatif. Vous devez mobiliser un état d’esprit inventif, rêveur, libre et joueur. Quand on se relit/corrige, là on se change en juge critique, notre esprit devient froid, analytique et un peu barbant. En gros, vous corriger/relire pendant que vous écrivez votre livre, c’est le meilleur moyen de ne pas le finir.

Du coup, si vous publiez sur Wattpad, soit attendez d’avoir fini tout votre livre, soit trouvez une bonne âme qui corrige l’orthographe et la grammaire pour vous. Quoi qu’il en soit, ne faites pas comme Orphée aux enfers : interdisez-vous de regarder votre œuvre tant que vous n’avez pas achevé votre aventure sinon vous serez condamné à d’éternelles souffrances !

Maintenant que vous savez tout, mettez-vous au travail et n’hésitez pas à me dire en commentaire comment ça se passe pour vous et si certains de mes conseils ont pu révolutionner votre productivité.

Vous pouvez aussi vous procurez mon ebook (Kindle) sur le NaNoWriMo, lire mon dernier roman « La cité des ombres » ou me suivre sur Wattpad.

Au plaisir de vous lire !

Pour en savoir plus sur le sujet, consultez les auteurs suivants (en anglais) : Monica Leonelle, Rachel Aaron.

Ecrire un roman – Faire un plan quand on déteste ça

Voici un sujet plus que sensible et épineux pour bon nombre d’auteurs : écrire ou non un plan ?

En réalité, la question est plutôt mal posée. Voyons ensemble de quoi il en retourne.

Pour certains, faire un plan avant d’écrire leur roman est naturel et évident. Ils aiment savoir où ils vont, ce qu’il va se passer et comment chaque élément va s’articuler au sein du récit.

Savoir écrire un plan constitue en plus un gain de temps non négligeable : vous savez que votre histoire est viable (=qu’elle aura une fin) et vous passerez moins de temps à colmater les brèches de votre construction.

Pour bien d’autres auteurs, faire un plan de leur roman est tellement rebutant qu’au final ils ne parviennent jamais à achever cette étape et, du coup, leur roman devient un projet avorté avant même d’avoir commencé.

Aussi, c’est pour ces auteurs-là, qui ont l’écriture intuitive, farouche et sauvage que j’écris ce billet.

  1. Beurk, un plan !

Si vous avez suivi cette série consacrée à l’écriture d’un roman depuis le début, vous avez normalement déjà décidé quels étaient ls moments forts de votre roman. Autrement dit, vous savez où vous allez : vous avez une idée, même vague, du début, du milieu et de la fin de votre roman.

Mettre ces idées en ordre vous a donc offert un plan basique qui, selon la complexité de votre histoire peut être suffisant. Ce que je veux dire par là, c’est que si vous avez peu de personnages, une idée plutôt simple (même si elle contient un retournement de situation) et une histoire courte ou de longueur moyenne, ce type de planification est suffisante.

  1. Sauf que mon roman est long, peuplé de personnages et l’intrigue est complexe

Ici, plusieurs possibilités :

  1. Vous êtes totalement allergique à l’idée d’écrire un plan (et cela vous fatigue d’avance) :
    Planifiez votre séance d’écriture la veille. Prenez un post-it et notez en vrac les idées que vous avez pour votre prochain chapitre. Le lendemain, reprenez ce post-it et écrivez. Même si vous êtes un rebelle de la planification de l’écriture, cette technique vous changera la vie sans changer votre personnalité.
  2. En fait, vous êtes paresseux et, tant qu’à faire, vous ne voulez pas figer votre histoire :
    Ecrivez périodiquement un plan. Je m’explique : pour mon roman en cours d’écriture « Démons intérieurs », que vous pouvez lire gratuitement sur Wattpad, j’ai d’abord écrit 2.000 mots. Ainsi, j’ai démarré mon texte de façon fraîche et aventureuse. Passé ces 2.000 mots, j’ai fait un plan pour les 20 chapitres suivants – pas plus (en fait, j’ai arrêté quand cette activité m’a lassée) – et je me suis remise à écrire. Maintenant, arrivée au chapitre 20, mon histoire a évolué dans un sens imprévu (= l’avantage de ne pas avoir tout planifié d’avance) et du coup, je vais maintenant faire un plan pour mes prochains chapitres, histoire de ne pas perdre trop le fil et de bien asseoir mon intrigue. Et ainsi de suite.
    En procédant de cette façon, je concilie les avantages de la planification et ceux de la non-planification
  3. Vous prenez sur vous et vous écrivez en quelques lignes ce dont parle chaque chapitre. Vous y incluez des bribes de dialogue et toutes les idées subites qui vous tombent dessus lorsque vous rédigez votre plan.
  1. Mais on met quoi au juste dans un plan ?

Il n’y a pas de règle. Vous mettez tout ce qui vous servira plus tard lors de l’écriture : noms, idées, mots-clés, bribes de dialogue… Chaque point peut faire plusieurs paragraphes ou tenir en quelques mots-clés. Utilisez ce qui vous convient à vous.
Vous pouvez aussi réviser votre plan pour y introduire plus tôt des personnages ou des événements qui joueront un rôle important à la fin de votre histoire. Vous donnerez ainsi à vos lecteurs le sentiments que vous avez construit un monde qui se tient.
Cependant ayez à l’esprit ces petits trucs propres à l’écriture commerciale : écrivez des chapitres courts (1 à 3 scènes, 2.000 mots maximum), finissez chaque chapitre par un élément de suspense (cliffhanger), planifiez des retournements de situation (si possible au moins deux) comme un personnage qu’on croyait allié et qui est en réalité un traître et terminez avec une fin satisfaisante pour le lecteur.

  1. Essayez
    Je conçois qu’il est difficile de sauter le pas et de faire un plan quand cette manière de faire ne correspond pas du tout à votre manière de fonctionner. Cependant, essayez. Il est possible que cela vous rende en fait beaucoup plus créatif et efficace. Cela a en tout cas été le cas pour moi.

Envie de me lire, histoire de voir si je sais de quoi je parle ? Laissez-vous tenter par mon roman Jeunes adultes « La cité des ombres », disponible ICI.

Trois livres pour changer de vie… quand on écrit

Aujourd’hui,

Je vais vous parler de livres.

J’ai décidé de participer à l’événement « interblogueurs » lancé par Olivier Roland sur son blog « Des livres pour changer de vie » et je vais vous parler de trois livres qui ont changé ma vie.

Pour être plus précise, je vais surtout vous parler de trois livres qui ont changé mon écriture et ma façon de concevoir mon travail d’écrivain.

Le premier livre qui a opéré un véritable électrochoc quant à ma façon d’envisager l’écriture, c’est « Champion dans la tête » de François Ducasse.

Au départ, je n’ai pas lu ce livre pour améliorer mon écriture, mais pour trouver des moyens et des astuces pour améliorer mon mental quand je participe à des compétitions sportives.

Or ce livre a totalement révolutionné ma manière d’envisager l’écriture et ma façon d’être écrivain.

J’ai commencé à écrire des histoires très jeune, à l’âge de neuf ans. A cette époque, écrire était très facile pour moi. C’était un acte naturel, je noircissais des cahiers sans trop me poser de questions.

Les choses se sont compliquées en grandissant et en prenant conscience du regard des autres. Comme beaucoup de personnes qui rêvent de se lancer dans l’écriture, j’ai commencé à développer des complexes d’infériorité. Je trouvais mes histoires fades, entendues et ridicules. Et ce, alors qu’en face de moi se trouvaient tant de livres écrits par d’autres sur les étalages des librairies. Il s’est alors produit ce qui se passe lorsque l’on se sent nul vis-à-vis d’un sujet qui nous tient à cœur : j’ai arrêté d’écrire. Mes histoires étant mauvaises et toujours inachevées, il m’était plus facile de glisser mes sentiments et mes problèmes d’écriture sous un tapis et de faire comme s’ils n’existaient pas.

Cependant, une passion, quelle qu’elle soit reste une partie de vous. Lorsque j’ai commencé l’université, je me suis remise à l’écriture. J’écrivais alors essentiellement des nouvelles de quelques pages. Mes textes étaient alors empruntés et terriblement mauvais. J’aspirais à être l’écrivain classique qui changerait à jamais le visage de la littérature. J’avais à l’époque cette vision romantique et idéalisée de l’écrivain incompris dont l’art, pourtant si éblouissant, reste incompris par la masse. Vous l’aurez compris, mon trip, c’était l’écrivain maudit : faire de l’art ou mourir.

Cette vision élitiste du métier d’écrivain m’a poursuivi plusieurs années. Elle était nourrie par le cadre universitaire et le regard extrêmement classique et critiques que les intellectuels portent sur l’art et la culture.

Bien qu’aujourd’hui je ne pense plus de cette façon, je ne renierais en aucun cas cette vision des choses car la vivre me permet de comprendre aujourd’hui de nombreux complexes vécus par les auteurs (sentiment de l’imposteur, regard ultra-critique envers soi-même, jugement à l’emporte-pièce du travail des autres…).

Et cette époque a aussi apporté son lot de bonnes nouvelles : j’ai compté parmi les lauréats du prestigieux Prix du Jeune Ecrivain, mon premier roman a trouvé un éditeur et j’ai été l’écrivain fantôme de quelques biographies.

Pourtant, malgré ces réussites, je continuais à me sentir « nulle » quant à mes compétences d’écrivain. J’estimais avoir eu de la chance et je continuais de me comparer aux grandes stars des lettres et à trouver tout ce que je réalisais bien pâle en comparaison.

Je suis sûre que beaucoup d’entre vous qui lisent ces lignes éprouvent ou ont éprouvé ce sentiment, qu’ils aient ou non été publiés ; qu’ils aient ou non terminé un manuscrit ; qu’ils aient ou non jamais écrit la première ligne de leur roman.

Et puis est venu la lecture de Champion dans la tête. Ce livre, destiné à structurer le mental des sportifs de haut niveau, offre une analyse qui peut être transposée à pratiquement tous les domaines de la vie, y compris l’art et l’écriture.

Ce qui a été inestimable pour mon travail d’écriture, c’est la manière dont l’auteur met en avant le fait qu’un sportif devient un performer quand il est capable de sortir des sentiers battus, voire de devenir un mauvais élève.

Cela peut sembler idiot, mais cela a été pour moi comme une révélation. J’ai vécu la lecture de ce livre comme une libération. Du jour au lendemain, je ne devais plus correspondre aux critères élitistes de la grande Littérature, j’étais subitement devenue libre d’écrire ce dont j’avais envie, ce qui me plaisait et surtout, ce qui me correspondait à moi.

Ce livre a opéré une véritable révolution copernicienne sur ma manière d’envisager l’écriture. Pour la première fois, ce qui comptait n’était plus le regard que les autres allaient poser sur mes écrits, mais ce que moi j’en pensais.

Ce ne fut pas pour autant facile, car les habitudes et les complexes ont la vie dure. Cependant, une fois que vous avez entrevu la lumière au fond du tunnel, vous ne pouvez plus vivre comme si elle n’existait pas.

Etape par étape, pas après pas, j’ai construit ma nouvelle façon d’écrire. Une façon plus libre, plus décomplexée et aussi bien plus heureuse.

Et comme une chose n’arrive jamais seule, une fois que j’ai changé ma façon d’envisager l’écriture et ma carrière en tant qu’auteur, d’autres opportunités d’avancer se sont présentées. Ces autres opportunités sont les deux autres livres dont je vais maintenant vous parler.

Le second livre qui a changé mon écriture, c’est « Write Your Novel from the Middle » de James Scott Bell.

Comme beaucoup d’apprentis auteurs, j’ai lu de nombreux livres sur les techniques d’écriture, depuis « Ecriture » de Stephen King à L’anatomie du scénario de John Truby.

Pourtant, si toutes ces lectures ont été passionnantes, aucune ne m’a servi dans la pratique. J’étais le plus souvent perdue entre les différentes étapes et fiches préparatoires.

Malgré tout, comme je suis plutôt aussi tenace que passionnée, j’ai continué à lire ce type d’essais. Comme seule une petite portion de cette littérature de l’écriture existe en français, j’ai fini par m’attaquer à l’anglais. Cela m’a permis de tomber sur cette petite perle de James Scott Bell. D’ailleurs, si vous lisez l’anglais et êtes passionnés d’écriture, je vous conseille fortement tous ses ouvrages, qu’il s’agisse de l’écriture des pulp fiction ou du marketing destiné aux auteurs.

Revenons à notre mouton, et plus précisément à cette idée maîtresse du livre de Bell qui est d’écrire son roman à partir du milieu.

J’ai déjà parlé de cette technique dans mes billets consacrés à l’écriture d’un roman et vous invite à vous y reporter si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet car ce dont je vais parler ici ne sera pas tant technique que l’électrochoc que cela a généré sur ma façon de construire mes histoires.

Jusqu’à ma lecture de Write Your Novel from the Middle, j’envisageais mes histoires de façon linéaire : scène d’ouverture -> élément perturbateur -> péripéties -> climax -> résolution -> scène de fin (je résume ; si vous voulez creuser le sujet, les livres de Snyder sont parfaits pour vous y initier).

Résultat ? Mes intrigues étaient un peu molles et entendues. En fait, elles étaient trop construites dans une logique de cause à effet, ce qui rendait les rebondissements au sein de l’histoire inexistants.

Avec le livre de Bell, j’ai tout à coup entrevu une autre manière de bâtir mes histoires. Une manière alors axée sur le personnage principal et qui est offre alors une façon plus organique de construire l’intrigue.

En quelques heures (c’est le temps que demande la lecture de ce livre), je n’ai plus jamais envisagé le plan d’un roman de la même façon. Et le résultat s’en ressent. Mon dernier roman, La cité des ombres, auto-publié, suscite à chaque fois la même réaction : « on le lit car il se passe tout le temps quelque chose et on se demande ce qui va arriver ensuite. » Et la technique de Bell apporte précisément cela : une intrigue forte remplie de rebondissements. Cette technique, c’est la clé qui permet d’écrire des histoires construites à la manière des blockbusters d’Hollywood, rien que ça !

Je vais à présent aborder le troisième livre qui a changé ma façon d’envisager l’écriture.

Bien que sa lecture se soit située entre « Champion dans la tête » et « Write Your Novel from the Middle’, je le présente en dernier.

Ce choix tient du fait qu’il ne parlera peut-être pas à tous ceux qui visitent régulièrement ce blog car il est purement consacré à l’auto-édition.

En 2018, j’ai sauté le pas et décidé d’auto-éditer un recueil de nouvelles et la nouvelle qui avait été sélectionnée par le Prix du Jeune Ecrivain.

Ce fut en soi une bonne expérience et le fait de sortir deux formats courts m’a permis de tremper le bout de mes orteils dans le monde de l’auto-édition . J’ai pu alors me rendre compte 1/ que ce type d’édition me correspond tout à fait, voire même plus que l’édition à compte d’éditeur ; 2/ que je n’étais pas tout à fait préparée à l’expérience.

J’ai donc commencé à me documenter et comme les Etats-Unis ont quelques longueurs d’avance sur ce sujet, j’ai commencé à lire des livres en anglais jusqu’à découvrir un livre écrit par un collectif d’auteurs : « Write and Grow Rich. » Le titre est calqué sur le livre très connu de Napoleon Hill et, si vous souhaitez vous auto-éditer, je vous le conseille plus que chaudement.

En fait, ce livre est un incontournable. Non seulement pour le nombre d’expériences qu’il regroupe, mais aussi pour les idées, les conseils et les perspectives qu’offre le monde de l’auto-édition.

Nous vivons aujourd’hui à l’ère de l’information, il n’a jamais été aussi facile pour un auteur de vivre de sa plume qu’aujourd’hui (et je maintiens cela malgré les actions (légitimes) « Paye ton auteur » et l’effondrement de la structure culturelle en France – qui d’ailleurs concerne essentiellement la France et non tout le monde francophone). Ce que je veux dire, c’est qu’à l’heure actuelle, il existe bien des manière valables d’être écrivain et que les systèmes d’hier ne sont plus les opportunités d’aujourd’hui et de demain. Si vous partagez cette idée, alors des livres comme « Write and Grow Rich’ sont faits pour vous épauler dans votre démarche.

Pour ceux qui se demandent en quoi cela consiste, voyez par vous-même ICI : https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/devenir-auteur-kindle-revenus-passifs/

Quoi qu’il en soit, gardez à l’esprit que ce qui compte, c’est que vous fassiez, lisiez, écriviez ce qui vous plaît et vous rend heureux. Le reste est silence (ou brouhaha).