Écrire ! Comment écrire minimum 1.500 mots/jour à un rythme de 2.000 mots/heure quand on N’a PAS de temps pour écrire

Voilà, après tant de préparation, le grand moment est arrivé : nous allons parler écriture.

Tout d’abord, je voudrais vous rappeler que vous devez toujours opter pour des manières de faire ou des techniques qui marchent pour vous et votre texte.

Si vous vous forcez à effectuer des étapes qui ne vous inspirent absolument pas, vous allez finir par procrastiner, voir abandonner votre projet.

De même, coupez court à vos hésitations. Mieux vaut vous tromper que ne rien faire du tout. Ne rien faire, c’est la façon 100% garantie sur facture que vous finirez sans roman et déprimé.

Donc, quels que soient vos doutes, lancez-vous à l’eau. Au pire vous apprendrez de vos erreurs. Le premier roman est rarement le plus réussi. Sachez que bon nombre de « premiers » romans édités sont en réalité le troisième ou le quatrième écrit par l’auteur. Et ce, pour la simple et bonne raison que les « vrais » premiers romans sont souvent des tests, des entraînements, des brouillons.

Aussi, pour mener à bien votre projet, n’hésitez pas à SAVOIR CE QUE VOUS FAITES. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il est important qu’avant même d’écrire une scène, vous ayez au moins l’idée de comment et où elle doit s’achever. Autrement dit, même si vous voulez le faire « au feeling » et ne pas trop la préparer, sachez au moins avant de l’écrire ce qu’elle va apporter à votre histoire.

Par exemple :

Scène de dialogue dans la bibliothèque ; à la fin, X doit être fâché avec Y

Scène dans les bois : cette scène a pour but que X découvre un indice menant à la disparition de Y (même si avant d’écrire vous ignorez quel sera cet indice, vous savez qu’il faut que X en trouve un).

Agir de cette façon vous assurera que votre texte fonctionne, qu’il a une logique interne et cela, le lecteur le ressent. C’est d’ailleurs ce qui distingue un récit bien construit d’un texte écrit sur le vif sans grande cohérence.

En d’autres mots, préparez un minimum chaque scène, vous y gagnerez BEAUCOUP de temps car cela vous fera soit moins de travail de réécriture ; soit sauvera votre manuscrit de la corbeille à papier car « il ne marche pas. »

Si vous êtes vraiment très réfractaire à la planification, prenez juste 5 minutes la veille de votre séance d’écriture, de préférence avant de vous coucher et réfléchissez un court moment à ce que vous allez écrire le lendemain. Juste 5 minutes. Cela pourrait bien faire toute la différence et révolutionner votre manière d’écrire.

Soyez ouvert, tentez des choses différentes et inhabituelles.

À présent, passons à l’écriture proprement dite.

Alors, il existe moults conseils à ce sujet : rituels, habitudes, outils, espaces de travail…

A nouveau : faites ce qui marche pour vous, mais aussi : mettez-vous en difficultés et soyez créatifs.

Qu’est-ce que je veux dire par là ? C’est simple : innovez. Par exemple, écrivez dans un café, une bibliothèque, dans le train, dans votre voiture (à l’arrêt)… Apprenez à écrire n’importe où.

Pourquoi cela ? Pour la simple et bonne raison que j’imagine que vous menez une vie des plus classiques : un travail, une famille, des courses et du ménage à faire, une activité sportive et quelques sorties. Du coup, vous avez peu de temps pour écrire.

Et c’est là que j’ai la plus belle des solutions pour vous : des micro-séances d’écriture.

De quoi s’agit-il ? D’écrire, montre en main (ou plutôt minuteur programmé) 8 minutes. Et ce, plusieurs fois sur la journée.

Et là, vous vous dîtes : « C’est quoi cette idée idiote ? Je ne peux écrire 8 minutes, j’ai besoin d’avoir le temps. »

Je vous réponds : vous n’avez PAS le temps, vous devez le voler.

Pourquoi cela ?

Écrire un roman, c’est quelque chose que vous devez faire TOUS les jours, même s’il s’agit de 3 lignes, pour rester dans le mouvement. Disposez-vous de 3 heures à vous par jour ? Probablement pas.

En ce qui me concerne, je n’ai PAS le temps d’écrire. Je travaille à plein temps, j’ai chaque jour 2 heures qui passent dans les transports en commun (il fait chaud, il y a des gens, du bruit), je dois assurer les activités de la vie quotidienne comme faire les courses, manger, me laver, dormir. Tout cela prend du temps, beaucoup de temps. Et aussi, je consacre trois heures de ma journée à faire du sport.

Du coup, quand est-ce que j’écris ? Et bien… tout le temps.

J’ai ma tablette (avec mini-clavier Bluetooth) qui m’accompagne partout et je vole des minutes d’écriture de-ci de-là. Et à la fin de la journée, il est rare que j’ai écris moins de 1000 à 1500 mots. Et oui, en 8 minutes, j’abats entre 400 et 600 mots. Il me suffit de 3 à 4 fois 8 minutes pour avoir bien avancé dans mon histoire.

Alors, je les vole quand ces minutes ?

Dans ma voiture, en attendant mon train. J’arrive 10 minutes plus tôt et hop, je me lance.

Dans le train s’il y fait calme, là je peux voler jusqu’à 40 minutes.

Avant d’aller déjeuner, hop, 400 mots d’écrits.

Dans le train au retour si ça s’y prête ou à nouveau dans ma voiture sur le parking avant de partir (ben oui, plus intéressant que d’être coincée dans les embouteillages de la sortie de la gare).

Et là, magie, quand je rentre chez moi… J’ai déjà rempli mon objectif d’écriture de la journée. Je peux donc profiter de ma soirée et aller faire du sport.

Étrangement, en fonctionnant de cette façon, vous écrivez même un roman sans même vous en rendre compte, c’est une technique que je trouve tout simplement MAGIQUE !

Et si vous avez un peu de temps devant vous, vous pouvez aussi écrire avec la technique Pomodoro.

Là, il s’agit de faire 25 minutes, minuteur en main, une pause de 5 à 10 minutes et de reprendre pour 25 minutes. Durant votre pause, vous vous détendez vraiment : vous vous levez, vous bouger, vous faites une autre activité de quelques minutes.

Vous pouvez ainsi enchaîner plusieurs périodes de 25 minutes sans trop surchauffer.

L’autre avantage des micro-séances d’écriture, c’est qu’elles sont ultra-productives. Vous ne restez pas une heure à bailler devant votre feuille. Au contraire, la plupart du temps, vous essayez de tirer au maximum profit de vos 8 minutes d’écriture. Généralement, si je fais un calcul de ma vitesse, sur 8 minutes, je suis à un taux de 2000 mots/heure ! Testez pour vous, vous serez étonnés !

Et sur un Pomodoro, je suis entre 1600 à 1800 mots/heure.

Par contre, si j’écris une heure montre en main, ma productivité diminue parfois drastiquement car j’ai du mal à me concentrer de façon intensive 60 minutes. Il m’est aussi plus facile d’écrire efficacement quand je peux établir d’avance un but rapide : « Là, je prends 8 minutes pour écrire la dispute entre X et Y » ou « Bon, maintenant, j’écris la scène où X prend conscience que tout le monde l’a abandonnée »…

Vous devenez super-productif comme auteur quand vous structurez votre séance et lui attribuez un temps imparti, même court. Essayez une semaine, je suis prête à parier que cela va révolutionner votre vie d’auteur.

Enfin, pour finir ce billet, je voudrais parler de la motivation. Ou plutôt de comment rester motivé le temps d’un projet.

On le sait tous, au début, c’est facile, on a plein d’idées, on meurt d’envie d’écrire toute la journée. Puis, au bout d’une semaine, c’est plus trop ça. L’envie n’y est plus, la motivation est aux abonnés absents.

Comment faire ?

D’abord, mettez à profit l’énergie du début. Vous débordez d’envie d’écrire ? Ecrivez ! Jour et nuit s’il le faut, surfez sur la vague d’enthousiasme débordant que vous ressentez. Abattez autant de travail que possible. Et si vous avez organisé votre histoire grâce à mes billets précédents, cela sera super-fastoche !

Ensuite, quand vous avez le coup de mou, levez le pied. Ne forcez pas, vous allez juste vous dégoûter. Votre seule exigence doit être d’écrire au moins chaque jour. Au minimum une phrase, au mieux une micro-séance de 8 minutes. N’allez pas vous coucher si vous ne l’avez pas fait ! Mieux : faites cela dès le matin. Il est plus facile d’avoir envie d’écrire quand on a amorcé le processus en début de journée que quand notre journée de travail est finie et qu’on n’a plus d’énergie ni envie de rien faire.

Une autre manière de rester motivé est de penser à vos objectifs. Je sais que cela fait un peu discours de zozo-thériques mais visualisez ce que vous voulez, rappelez-vous votre envie d’avoir votre livre en main… Quel que soit votre but, si vous êtes en train de perdre toute motivation, réactivez-là en rêvant à votre objectif, à ce que vous ressentirez une fois que vous l’aurez atteint.

Enfin, une autre astuce peut être de recourir à la communauté de la planète écriture : écrivez durant le NaNoWriMo, publiez sur Wattpad ou sur votre blog.

La seule règle à cela est que TANT QUE VOUS ÉCRIVEZ, IL VOUS EST INTERDIT DE VOUS RELIRE. C’est une règle D’OR ! Écrire, c’est votre acte créatif. Vous devez mobiliser un état d’esprit inventif, rêveur, libre et joueur. Quand on se relit/corrige, là on se change en juge critique, notre esprit devient froid, analytique et un peu barbant. En gros, vous corriger/relire pendant que vous écrivez votre livre, c’est le meilleur moyen de ne pas le finir.

Du coup, si vous publiez sur Wattpad, soit attendez d’avoir fini tout votre livre, soit trouvez une bonne âme qui corrige l’orthographe et la grammaire pour vous. Quoi qu’il en soit, ne faites pas comme Orphée aux enfers : interdisez-vous de regarder votre œuvre tant que vous n’avez pas achevé votre aventure sinon vous serez condamné à d’éternelles souffrances !

Maintenant que vous savez tout, mettez-vous au travail et n’hésitez pas à me dire en commentaire comment ça se passe pour vous et si certains de mes conseils ont pu révolutionner votre productivité.

Vous pouvez aussi vous procurez mon ebook (Kindle) sur le NaNoWriMo, lire mon dernier roman « La cité des ombres » ou me suivre sur Wattpad.

Au plaisir de vous lire !

Pour en savoir plus sur le sujet, consultez les auteurs suivants (en anglais) : Monica Leonelle, Rachel Aaron.

Ecrire un roman – Faire un plan quand on déteste ça

Voici un sujet plus que sensible et épineux pour bon nombre d’auteurs : écrire ou non un plan ?

En réalité, la question est plutôt mal posée. Voyons ensemble de quoi il en retourne.

Pour certains, faire un plan avant d’écrire leur roman est naturel et évident. Ils aiment savoir où ils vont, ce qu’il va se passer et comment chaque élément va s’articuler au sein du récit.

Savoir écrire un plan constitue en plus un gain de temps non négligeable : vous savez que votre histoire est viable (=qu’elle aura une fin) et vous passerez moins de temps à colmater les brèches de votre construction.

Pour bien d’autres auteurs, faire un plan de leur roman est tellement rebutant qu’au final ils ne parviennent jamais à achever cette étape et, du coup, leur roman devient un projet avorté avant même d’avoir commencé.

Aussi, c’est pour ces auteurs-là, qui ont l’écriture intuitive, farouche et sauvage que j’écris ce billet.

  1. Beurk, un plan !

Si vous avez suivi cette série consacrée à l’écriture d’un roman depuis le début, vous avez normalement déjà décidé quels étaient ls moments forts de votre roman. Autrement dit, vous savez où vous allez : vous avez une idée, même vague, du début, du milieu et de la fin de votre roman.

Mettre ces idées en ordre vous a donc offert un plan basique qui, selon la complexité de votre histoire peut être suffisant. Ce que je veux dire par là, c’est que si vous avez peu de personnages, une idée plutôt simple (même si elle contient un retournement de situation) et une histoire courte ou de longueur moyenne, ce type de planification est suffisante.

  1. Sauf que mon roman est long, peuplé de personnages et l’intrigue est complexe

Ici, plusieurs possibilités :

  1. Vous êtes totalement allergique à l’idée d’écrire un plan (et cela vous fatigue d’avance) :
    Planifiez votre séance d’écriture la veille. Prenez un post-it et notez en vrac les idées que vous avez pour votre prochain chapitre. Le lendemain, reprenez ce post-it et écrivez. Même si vous êtes un rebelle de la planification de l’écriture, cette technique vous changera la vie sans changer votre personnalité.
  2. En fait, vous êtes paresseux et, tant qu’à faire, vous ne voulez pas figer votre histoire :
    Ecrivez périodiquement un plan. Je m’explique : pour mon roman en cours d’écriture « Démons intérieurs », que vous pouvez lire gratuitement sur Wattpad, j’ai d’abord écrit 2.000 mots. Ainsi, j’ai démarré mon texte de façon fraîche et aventureuse. Passé ces 2.000 mots, j’ai fait un plan pour les 20 chapitres suivants – pas plus (en fait, j’ai arrêté quand cette activité m’a lassée) – et je me suis remise à écrire. Maintenant, arrivée au chapitre 20, mon histoire a évolué dans un sens imprévu (= l’avantage de ne pas avoir tout planifié d’avance) et du coup, je vais maintenant faire un plan pour mes prochains chapitres, histoire de ne pas perdre trop le fil et de bien asseoir mon intrigue. Et ainsi de suite.
    En procédant de cette façon, je concilie les avantages de la planification et ceux de la non-planification
  3. Vous prenez sur vous et vous écrivez en quelques lignes ce dont parle chaque chapitre. Vous y incluez des bribes de dialogue et toutes les idées subites qui vous tombent dessus lorsque vous rédigez votre plan.
  1. Mais on met quoi au juste dans un plan ?

Il n’y a pas de règle. Vous mettez tout ce qui vous servira plus tard lors de l’écriture : noms, idées, mots-clés, bribes de dialogue… Chaque point peut faire plusieurs paragraphes ou tenir en quelques mots-clés. Utilisez ce qui vous convient à vous.
Vous pouvez aussi réviser votre plan pour y introduire plus tôt des personnages ou des événements qui joueront un rôle important à la fin de votre histoire. Vous donnerez ainsi à vos lecteurs le sentiments que vous avez construit un monde qui se tient.
Cependant ayez à l’esprit ces petits trucs propres à l’écriture commerciale : écrivez des chapitres courts (1 à 3 scènes, 2.000 mots maximum), finissez chaque chapitre par un élément de suspense (cliffhanger), planifiez des retournements de situation (si possible au moins deux) comme un personnage qu’on croyait allié et qui est en réalité un traître et terminez avec une fin satisfaisante pour le lecteur.

  1. Essayez
    Je conçois qu’il est difficile de sauter le pas et de faire un plan quand cette manière de faire ne correspond pas du tout à votre manière de fonctionner. Cependant, essayez. Il est possible que cela vous rende en fait beaucoup plus créatif et efficace. Cela a en tout cas été le cas pour moi.

Envie de me lire, histoire de voir si je sais de quoi je parle ? Laissez-vous tenter par mon roman Jeunes adultes « La cité des ombres », disponible ICI.

Trois livres pour changer de vie… quand on écrit

Aujourd’hui,

Je vais vous parler de livres.

J’ai décidé de participer à l’événement « interblogueurs » lancé par Olivier Roland sur son blog « Des livres pour changer de vie » et je vais vous parler de trois livres qui ont changé ma vie.

Pour être plus précise, je vais surtout vous parler de trois livres qui ont changé mon écriture et ma façon de concevoir mon travail d’écrivain.

Le premier livre qui a opéré un véritable électrochoc quant à ma façon d’envisager l’écriture, c’est « Champion dans la tête » de François Ducasse.

Au départ, je n’ai pas lu ce livre pour améliorer mon écriture, mais pour trouver des moyens et des astuces pour améliorer mon mental quand je participe à des compétitions sportives.

Or ce livre a totalement révolutionné ma manière d’envisager l’écriture et ma façon d’être écrivain.

J’ai commencé à écrire des histoires très jeune, à l’âge de neuf ans. A cette époque, écrire était très facile pour moi. C’était un acte naturel, je noircissais des cahiers sans trop me poser de questions.

Les choses se sont compliquées en grandissant et en prenant conscience du regard des autres. Comme beaucoup de personnes qui rêvent de se lancer dans l’écriture, j’ai commencé à développer des complexes d’infériorité. Je trouvais mes histoires fades, entendues et ridicules. Et ce, alors qu’en face de moi se trouvaient tant de livres écrits par d’autres sur les étalages des librairies. Il s’est alors produit ce qui se passe lorsque l’on se sent nul vis-à-vis d’un sujet qui nous tient à cœur : j’ai arrêté d’écrire. Mes histoires étant mauvaises et toujours inachevées, il m’était plus facile de glisser mes sentiments et mes problèmes d’écriture sous un tapis et de faire comme s’ils n’existaient pas.

Cependant, une passion, quelle qu’elle soit reste une partie de vous. Lorsque j’ai commencé l’université, je me suis remise à l’écriture. J’écrivais alors essentiellement des nouvelles de quelques pages. Mes textes étaient alors empruntés et terriblement mauvais. J’aspirais à être l’écrivain classique qui changerait à jamais le visage de la littérature. J’avais à l’époque cette vision romantique et idéalisée de l’écrivain incompris dont l’art, pourtant si éblouissant, reste incompris par la masse. Vous l’aurez compris, mon trip, c’était l’écrivain maudit : faire de l’art ou mourir.

Cette vision élitiste du métier d’écrivain m’a poursuivi plusieurs années. Elle était nourrie par le cadre universitaire et le regard extrêmement classique et critiques que les intellectuels portent sur l’art et la culture.

Bien qu’aujourd’hui je ne pense plus de cette façon, je ne renierais en aucun cas cette vision des choses car la vivre me permet de comprendre aujourd’hui de nombreux complexes vécus par les auteurs (sentiment de l’imposteur, regard ultra-critique envers soi-même, jugement à l’emporte-pièce du travail des autres…).

Et cette époque a aussi apporté son lot de bonnes nouvelles : j’ai compté parmi les lauréats du prestigieux Prix du Jeune Ecrivain, mon premier roman a trouvé un éditeur et j’ai été l’écrivain fantôme de quelques biographies.

Pourtant, malgré ces réussites, je continuais à me sentir « nulle » quant à mes compétences d’écrivain. J’estimais avoir eu de la chance et je continuais de me comparer aux grandes stars des lettres et à trouver tout ce que je réalisais bien pâle en comparaison.

Je suis sûre que beaucoup d’entre vous qui lisent ces lignes éprouvent ou ont éprouvé ce sentiment, qu’ils aient ou non été publiés ; qu’ils aient ou non terminé un manuscrit ; qu’ils aient ou non jamais écrit la première ligne de leur roman.

Et puis est venu la lecture de Champion dans la tête. Ce livre, destiné à structurer le mental des sportifs de haut niveau, offre une analyse qui peut être transposée à pratiquement tous les domaines de la vie, y compris l’art et l’écriture.

Ce qui a été inestimable pour mon travail d’écriture, c’est la manière dont l’auteur met en avant le fait qu’un sportif devient un performer quand il est capable de sortir des sentiers battus, voire de devenir un mauvais élève.

Cela peut sembler idiot, mais cela a été pour moi comme une révélation. J’ai vécu la lecture de ce livre comme une libération. Du jour au lendemain, je ne devais plus correspondre aux critères élitistes de la grande Littérature, j’étais subitement devenue libre d’écrire ce dont j’avais envie, ce qui me plaisait et surtout, ce qui me correspondait à moi.

Ce livre a opéré une véritable révolution copernicienne sur ma manière d’envisager l’écriture. Pour la première fois, ce qui comptait n’était plus le regard que les autres allaient poser sur mes écrits, mais ce que moi j’en pensais.

Ce ne fut pas pour autant facile, car les habitudes et les complexes ont la vie dure. Cependant, une fois que vous avez entrevu la lumière au fond du tunnel, vous ne pouvez plus vivre comme si elle n’existait pas.

Etape par étape, pas après pas, j’ai construit ma nouvelle façon d’écrire. Une façon plus libre, plus décomplexée et aussi bien plus heureuse.

Et comme une chose n’arrive jamais seule, une fois que j’ai changé ma façon d’envisager l’écriture et ma carrière en tant qu’auteur, d’autres opportunités d’avancer se sont présentées. Ces autres opportunités sont les deux autres livres dont je vais maintenant vous parler.

Le second livre qui a changé mon écriture, c’est « Write Your Novel from the Middle » de James Scott Bell.

Comme beaucoup d’apprentis auteurs, j’ai lu de nombreux livres sur les techniques d’écriture, depuis « Ecriture » de Stephen King à L’anatomie du scénario de John Truby.

Pourtant, si toutes ces lectures ont été passionnantes, aucune ne m’a servi dans la pratique. J’étais le plus souvent perdue entre les différentes étapes et fiches préparatoires.

Malgré tout, comme je suis plutôt aussi tenace que passionnée, j’ai continué à lire ce type d’essais. Comme seule une petite portion de cette littérature de l’écriture existe en français, j’ai fini par m’attaquer à l’anglais. Cela m’a permis de tomber sur cette petite perle de James Scott Bell. D’ailleurs, si vous lisez l’anglais et êtes passionnés d’écriture, je vous conseille fortement tous ses ouvrages, qu’il s’agisse de l’écriture des pulp fiction ou du marketing destiné aux auteurs.

Revenons à notre mouton, et plus précisément à cette idée maîtresse du livre de Bell qui est d’écrire son roman à partir du milieu.

J’ai déjà parlé de cette technique dans mes billets consacrés à l’écriture d’un roman et vous invite à vous y reporter si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet car ce dont je vais parler ici ne sera pas tant technique que l’électrochoc que cela a généré sur ma façon de construire mes histoires.

Jusqu’à ma lecture de Write Your Novel from the Middle, j’envisageais mes histoires de façon linéaire : scène d’ouverture -> élément perturbateur -> péripéties -> climax -> résolution -> scène de fin (je résume ; si vous voulez creuser le sujet, les livres de Snyder sont parfaits pour vous y initier).

Résultat ? Mes intrigues étaient un peu molles et entendues. En fait, elles étaient trop construites dans une logique de cause à effet, ce qui rendait les rebondissements au sein de l’histoire inexistants.

Avec le livre de Bell, j’ai tout à coup entrevu une autre manière de bâtir mes histoires. Une manière alors axée sur le personnage principal et qui est offre alors une façon plus organique de construire l’intrigue.

En quelques heures (c’est le temps que demande la lecture de ce livre), je n’ai plus jamais envisagé le plan d’un roman de la même façon. Et le résultat s’en ressent. Mon dernier roman, La cité des ombres, auto-publié, suscite à chaque fois la même réaction : « on le lit car il se passe tout le temps quelque chose et on se demande ce qui va arriver ensuite. » Et la technique de Bell apporte précisément cela : une intrigue forte remplie de rebondissements. Cette technique, c’est la clé qui permet d’écrire des histoires construites à la manière des blockbusters d’Hollywood, rien que ça !

Je vais à présent aborder le troisième livre qui a changé ma façon d’envisager l’écriture.

Bien que sa lecture se soit située entre « Champion dans la tête » et « Write Your Novel from the Middle’, je le présente en dernier.

Ce choix tient du fait qu’il ne parlera peut-être pas à tous ceux qui visitent régulièrement ce blog car il est purement consacré à l’auto-édition.

En 2018, j’ai sauté le pas et décidé d’auto-éditer un recueil de nouvelles et la nouvelle qui avait été sélectionnée par le Prix du Jeune Ecrivain.

Ce fut en soi une bonne expérience et le fait de sortir deux formats courts m’a permis de tremper le bout de mes orteils dans le monde de l’auto-édition . J’ai pu alors me rendre compte 1/ que ce type d’édition me correspond tout à fait, voire même plus que l’édition à compte d’éditeur ; 2/ que je n’étais pas tout à fait préparée à l’expérience.

J’ai donc commencé à me documenter et comme les Etats-Unis ont quelques longueurs d’avance sur ce sujet, j’ai commencé à lire des livres en anglais jusqu’à découvrir un livre écrit par un collectif d’auteurs : « Write and Grow Rich. » Le titre est calqué sur le livre très connu de Napoleon Hill et, si vous souhaitez vous auto-éditer, je vous le conseille plus que chaudement.

En fait, ce livre est un incontournable. Non seulement pour le nombre d’expériences qu’il regroupe, mais aussi pour les idées, les conseils et les perspectives qu’offre le monde de l’auto-édition.

Nous vivons aujourd’hui à l’ère de l’information, il n’a jamais été aussi facile pour un auteur de vivre de sa plume qu’aujourd’hui (et je maintiens cela malgré les actions (légitimes) « Paye ton auteur » et l’effondrement de la structure culturelle en France – qui d’ailleurs concerne essentiellement la France et non tout le monde francophone). Ce que je veux dire, c’est qu’à l’heure actuelle, il existe bien des manière valables d’être écrivain et que les systèmes d’hier ne sont plus les opportunités d’aujourd’hui et de demain. Si vous partagez cette idée, alors des livres comme « Write and Grow Rich’ sont faits pour vous épauler dans votre démarche.

Pour ceux qui se demandent en quoi cela consiste, voyez par vous-même ICI : https://des-livres-pour-changer-de-vie.com/devenir-auteur-kindle-revenus-passifs/

Quoi qu’il en soit, gardez à l’esprit que ce qui compte, c’est que vous fassiez, lisiez, écriviez ce qui vous plaît et vous rend heureux. Le reste est silence (ou brouhaha).

Écrire un roman : Créer ses personnages

Au cours des billets précédents, nous avons vu comment trouver une idée et comment la développer au point d’avoir le squelette d’une intrigue.

Avant de nous attaquer au plan, nous allons faire un détour et nous pencher sur le casting de notre histoire.

Maintenant, nous savons :

1/ quel est le sujet de notre histoire ;

2/ à qui elle s’adresse ;

3/ quels seront ses temps forts

Il nous faut maintenant déterminer QUI va la vivre.

Sur ce point, je vais être très simple et pragmatique : je m’arrange pour que mes personnages soient les plus vagues possibles avec juste assez de particularités pour que le lecteur s’y retrouve.

Je sais qu’avancer cela va en horrifier plus d’un, mais je vous avais promis de vous livrer mes techniques d’écriture sans me censurer.

En ce qui me concerne, je pars du principe que plus un lecteur a de blancs à remplir avec son imagination, plus il pourra imaginer ce personnage. Une description simple en deux coups de crayon donne au lecteur toute la latitude pour donner vie au personnage et en un sens pour se reconnaître en lui.

L’autre avantage, c’est que lorsque j’écris c’est mon histoire qui prime. Mes personnages servent et s’insèrent dans mon intrigue, ils n’ont pas d’autre fonction que de vivre et de véhiculer mon histoire.

Donc pas de fiche détaillée en ce qui me concerne. Pas de backstory, pas d’analyse psychologique, rien de tout cela. Je me contente volontairement du strict minimum en ce qui les concerne.

Je note par exemple la couleur de leur cheveux, de leurs yeux, et deux à trois traits particuliers (grande, s’habille toujours en bleu…). Le seul but de ces notes, c’est que je m’y retrouve moi-même et que mes personnages ne changent pas de couleur de cheveux en cours d’histoire.

Pour La cité des ombres, la description/feuille de route de mes personnages tenait sur 1 page A4 recto-verso.

Cependant, je n’effectue pas cette étape de façon fantaisiste ou hasardeuse. Mes personnages répondent à des critères précis :

1/ comme j’écris pour des adolescents, mes personnages principaux sont des adolescents.

2/ ils doivent être aussi ordinaires et banals que possible. Ce qui doit être extraordinaire dans mon histoire, c’est ce qui leur arrive, pas eux.

3/ comme ils sont ordinaires, ils vont devoir se montrer fûtés et intelligents pour s’en sortir.

4/ les adultes, qu’il s’agisse de parents, de professeurs, de guides ou de mentors, sont tout à fait inutiles. D’ailleurs, soit ils se montrent incrédules soit ils sont absents ou dépassés.

5/ c’est le point le plus important : je dois savoir ce que VEUT chaque personnage important, son rêve secret, ce qu’il espère plus que tout. C’est d’ailleurs, pour le personnage principal, autour de ce point que va s’articuler son « Moment miroir » du récit.

6/ enfin, comme ils s’agit d’adolescents, ils doivent se comporter comme des adolescents et donc ne pas se montrer ni trop sérieux ni trop responsables.

Voilà, en ce qui me concerne, la façon dont je crée mes personnages. J’ai bien conscience que cela va à contre-sens de toutes les théories d’écriture qui vouent un véritable culte au personnage. Cependant, ce qui compte, pour moi, c’est de divertir le lecteur, de lui offrir une bonne histoire afin qu’il passe un moment agréable. Je ne suis pas là pour l’assommer avec des détails concernant le passé larmoyant de mon héroïne ni lui servir des dizaines de pages indigestes et inintéressantes concernant son manque de confiance en elle.

Tout l’art consiste à faire des personnages simples auquel le lecteur puisse s’identifier et de jeter ce personnage dans une aventure pleine de rebondissements qui avance à toute vitesse.

Réfléchissez et relisez les plus grands succès actuels. Comparez le soin apporté par l’auteur à son intrigue à celui qu’il accorde au détail de ses personnages. Dans la mesure où les meilleurs best-seller comportent essentiellement des personnages « en carton », vous êtes à même de deviner que si tout le monde les lit, c’est parce que le lecteur souhaite autre chose qu’une plongée introspective dans les affres de l’âme du héros : c’est l’histoire ou le ton sur lequel on la raconte qui comptent et les personnages sont à leur service.

La grande question à vous poser maintenant est celle de savoir si, en tant qu’auteur, vous êtes prêt à penser à contre-courant des théories actuelles et à faire l’impasse sur le culte du personnage de roman.

Pour moi, jeter à la poubelle toutes ces « fiches perso », ces « questionnaires de personnalité », ces « analyses des motivations » de mon personnage et sa « backstory » a été non seulement libérateur, mais m’a aidée à écrire plus vite. Tout ce temps perdu à compléter ces fiches inutiles, je le passe maintenant à écrire et à faire vivre à mes personnages de folles aventures. En gros, se montrer mauvais élève a libéré ma créativité.

Ce qui compte, c’est d’écrire et de finir votre roman. Dès lors, prenez ce qui marche pour vous, même si d’autres ne font pas comme ça.

Où me lire gratuitement ?

Pour le moment, je publie chaque vendredi des chapitres d’un roman en cours d’écriture.

Si vous voulez voir à quoi ressemble un de mes premiers jets, je vous invite à me rejoindre sur Wattpad.

Mon roman en cours est un roman de type « commercial » à destination des jeunes adultes.

L’héroïne principale s’appelle Aleisha Grey et est une jeune chasseuse de démons. Si vous voulez suivre ses aventures, c’est ICI : https://my.w.tt/gDraVSeVSX

Cerise sur le gâteau, il y a aussi une version anglaise et italienne du texte

Ecrire un roman commercial – Partie 3

Voici la dernière partie concernant la préparation de l’intrigue

9. Le changement de paradigme – La mort me serre dans sa main (n°2/3)

Les petits événements montrant quelques chapitres plus tôt que la mort rôdait viennent de trouver leur conclusion : quelque chose de terrible ou d’incompréhensible vient d’arriver. Et cela change tout.

D’une certaine manière, ce moment est un retournement de situation dans lequel notre héros se retrouve en mauvaise posture : la mort le serre dans sa main.

C’est ici l’apparition n°2 de la mort dans notre règle de 3.

Dans La cité des ombres, ce changement de paradigme survient quand Astrée se retrouve propulsée dans la cité des ombres. Elle est maintenant coincée dans un monde parallèle.

A nouveau, dans les chapitres qui suivent, on montre à quel point le personnage principal est maintenant coincé dans la main de la mort. Le lecteur pressent qu’une confrontation dangereuse va avoir lieu.

Dans La cité des ombres, ces événements sont l’état inquiétant d’Anica, le fait que tous deviennent peu à peu gris. Il s’agit aussi des mises en garde des personnes coincées dans la cité des ombres. C’est aussi la capture d’Astrée et ses amis.

10. J’ai un cœur, même si cela me fout dans la mouise

Ici, selon le développement de votre personnage, vous montrez que, même en mauvaise posture, il prend soin de quelqu’un de plus faible que lui.

Dans La cité des ombres, je le montre peu. Je m’en sers surtout pour le personnage de Keith qui aide Anica à sortir de la bibliothèque.

11. La découverte du secret, l’indice. Maintenant, tout doit finir/faut qu’on en finisse/ca ne peut plus durer

A nouveau, il s’agit d’un retournement de situation. Quelque chose que l’on pensait sûr ne l’est pas. Un allié se révèle être un traître.

Cette révélation est un coup de couteau dans le moral du personnage. A présent, pour lui, « tout est perdu ».

Dans La cité des ombres, il s’agit bien évidemment de la trahison de… (vous voulez savoir ? C’est dans le roman 😊 )

12. L’antagoniste attaque. Il n’a plus rien à perdre. Il n’avance plus masqué et ne porte plus de gants, il attaque donc frontalement – La mort est là (3/3)

C’est la suite logique du point 11. Maintenant, la mort est imminente.

Dans La cité des ombres, c’est la « mort » d’Anica. Astrée sait que son tour va arriver. Elle est résignée, pour elle, maintenant, « tout est perdu. »

Et cela nous conduit à…

… 13 . Au « Moment Miroir », à l’examen de conscience – se regarder dans le miroir : « change ou meurs! »

Ici, le personnage se rend compte de ses limites, de qui il a été jusque-là et ne veut plus être cette personne.

Il s’agit pour lui de mourir symboliquement à la personne qu’il était pour devenir quelqu’un d’autre : celui qu’il veut être.

Ce moment a lieu, dans La cité des ombres quand Astrée décide de tout faire pour survivre.

Et sa prise de conscience est immédiatement récompensée : elle trouve un moyen de se libérer et reçoit l’aide d’un allié inattendu.

14. Transformation, la mettre en scène .

La suite du récit illustre ce nouveau « moi » du héros : sa volonté de lutter et de survivre.

Dans mon roman, c’est la suite des péripéties jusqu’au moment où, enfin, notre « Moment Q » a lieu.

15. Le moment Q : retrouver la foi/la force (3/règle de 3)

Ici, l’objet/le pouvoir/la citation que le héros a reçu au début du récit prend toute son importance.

C’est le moment exact où le gadget de James Bond va sauver le héros d’une situation perdue d’avance.

En ce qui concerne La cité des ombres, je vous laisse le découvrir.

16. Contre-pied du « J’ai mon avis sur la question »

Il s’agit à présent de montrer que tout a changé. Que le héros et son regard sur sa vie et le monde ont évolué.

Dans La cité des ombres, j’illustre cela par une scène qui rappelle celle qui ouvre le roman, sauf que cette fois, Astrée a un tout autre « avis sur la question » qu’au début de l’histoire.

Voilà, nous venons de passer en revue les moments forts sur lesquels vous allez pouvoir construire votre intrigue.
Quand vous réfléchissez à ces points, vous devez seulement en sortir une liste. Ces points sont comme des balises ou des ingrédients pour votre roman.
Vous ne’êtes absolument pas forcé, à ce stade, de les développer.
Sachez seulement ce que vous voulez mettre dans votre roman et qu’est-ce qui s’y passera dans les grandes lignes.

Lors de la prochaine étape, il s’agira de préciser chacune de ces étapes. Vous obtiendrez ainsi un plan détaillé de votre roman.

Mais avant cela, nous passerons par la case « Personnages. »

Écrire un roman commercial : préparer son intrigue – Partie 2

Voici la suite des festivités en ce qui concerne la préparation de l’intrigue d’un roman.


4. J’ai mon avis sur la question

Ici, il s’agit de développer le point de vue de votre personnage sur sa propre situation. Je m’explique.

Nous avons parlé dans les billets précédents du « Moment Miroir » / « Instant Révélation » au cours duquel le héros découvre quelque chose sur lui qui change totalement la perception qu’il a de lui-même et de sa vie.

Ici, ce « J’ai mon avis sur la question » porte sur la manière dont il vit et réagit AVANT cet instant de révélation.

Vous allez donc montrer QUI il est en ce début de récit au lecteur en mettant en scène les convictions qu’il a sur lui-même et sur le monde.

Dans La cité des ombres, il s’agit du fait qu’Astrée vit mal sa solitude actuelle. La plupart des chapitres du début du roman tournent autour de ce problème et de son mal-être à ce sujet.

C’est aussi une des raisons pour lesquelles elle ne veut pas écouter les mises en garde qui lui sont faites au sujet des Blackthron : elle a son avis sur la question.

5. La mort rôde (1/règle de 3)

Voici le retour de la règle de 3. Cette fois, elle porte sur un autre sujet incontournable au roman : celui où la mort rôde.

Comme c’est la première des trois apparitions de la mort, celle-ci est jolie et édulcorée.

Dans La cité des ombres, il s’agit du saccage du casier d’Astrée. Quelque chose que le personnage principal ne peut ignorer vient de se produire. Et avec ce moment « La mort rôde », nous faisons une promesse au lecteur : quelque chose va se passer. Ce petit événement n’est que le début.

6. Le point de non-retour.

Ici, le personnage saute le pas et aucun retour en arrière ne sera plus possible pour lui.

Dans la cité des ombres, cette impossibilité du retour en arrière est symbolisé physiquement. Astrée se rend sur une presqu’île coupée du monde pendant plusieurs jours.

7. Les ennuis commencent

Ce point incontournable de votre intrigue se diffuse tout au long de plusieurs chapitres. Ce sont de petits incidents qui se produisent et qui laissent penser au lecteur que tout cela va bien mal finir.

Dans La cité des ombres, il s’agit de l’ambiance glauque de la maison, du liquide noir qui s’échappe de son robinet, de cette fille qu’elle entend crier à l’aide, de la mine patibulaire du chauffeur des Blackthron, les livres qui tombent de la bibliothèque. Tous ces petits événements mis bout à bout font monter le suspense et… font que le lecteur tourne la page car il voudrait bien savoir où tout cela va bien pouvoir mener.

8. Un petit passage discret du moment (2/règle de 3)

Hop, ici on offre un moment de figuration discret et naturel de l’objet magique qui va sauver notre héros à la fin.

Il est important que cet objet soit mis en scène de façon discrète, qu’il apparaisse comme figurant plutôt que comme pièce centrale du chapitre. Ce sera le n°2 de notre règle de 3 qui concerne le « Moment Q. »

Dans La cité des ombres, il s’agit d’une scène où Astrée utilise ses pastels. Cette scène est banale et le fait qu’elle dessine secondaire car ce que le lecteur va surtout retenir du chapitre, c’est ce liquide noir et gluant qui va sortir de son robinet et non le pastel qu’elle glisse dans sa poche.

A bientôt pour la suite…

Aurore