Ma vie d’écrivain

Le webinaire consacré aux étapes d’un roman

Vous voulez connaître les étapes à suivre pour écrire et finir votre roman ?

Le webinaire est là !
Et des cadeaux pour aider votre travail d’écriture y sont offerts !

https://www.ecrituresequentielle.com/registration-page

Et vous pouvez le visionner autant de fois que vous le souhaitez jusqu’à mardi prochain, il est accessible chaque demi-heure 🙂

Leçon d’écriture : où faire commencer son roman ?

Aujourd’hui, pour changer, je vais aborder une question de technique d’écriture : à quel moment débuter son roman.

Attention, je tiens à faire ici une précision : ce type de conseil vaut 1/ une fois que vous avez écrit votre premier jet et/ou 2/ si vous aimer lire des théories consacrées à l’écriture.

Je vous déconseille d’utiliser mécaniquement ce dont je vais parler ici si vous commencez seulement l’écriture de votre roman.

Ayez-le à l’esprit, mais laissez-vous d’abord porter par votre histoire, écrivez-la telle qu’elle vous vient. Vous pourrez l’améliorer ensuite.

Aujourd’hui, donc, je vais parler d’un élément propre à la Scène 1 de votre roman (hors Prologue), à savoir la célébration d’un événement triste.

Sachez que vous trouvez cet élément dans pratiquement TOUS les best-sellers. C’est comme une clause pré-établie au démarrage d’une fiction sur les chapeaux de roues.

De quoi s’agit-il ?

D’une part, il s’agit d’introduire le personnage principal de votre histoire.

D’autre part, de créer immédiatement de la tension.

En quoi ça consiste ?

Vous annoncez que ce jour est un jour spécial. Un jour spécial et surtout triste ou menaçant.

Des exemples ?

Le plus évident : le genre policier : le livre ouvre le plus souvent sur le meurtre (jour spécial, événement marquant et sanguinaire qui donne directement le ton du roman).

Cas de démarrage immédiat : Hunger Games : dès la première page, nous l’apprenons : le jour qui commence le roman, celui qui introduit Katniss et l’histoire qui se poursuivra durant 3 tomes est un jour spécial, c’est celui de la Moisson.

Le cas JK Rowling : JK Rowling en a pratiquement fait un art de présentation de ses personnages : nous les rencontrons tous au moment où ils viennent de vivre un jour particulier.

Voici quelques exemples :

Harry Potter à l’école des sorciers : Le livre s’ouvre sur un jour très spécial : celui qui marque la fin du règne de terreur de Voldemort. Mais cet événement heureux est en demi-teinte : un petit garçon est devenu orphelin. JK Rowling a choisi d’ouvrir la saga Harry Potter avec le jour qui a changé à jamais le cours de la vie de son héros.

Mais cela ne s’arrête pas là : le chapitre 2, notre rencontre avec Harry se fait un jour spécial : c’est son anniversaire.

Et JK Rowling raffole de cette technique : L’appel du coucou : 1/ ouvre sur une mort violente (comme tout livre policier), mais aussi 2/ nous présente Robin un jour très spécial : le lendemain de sa demande en mariage et son premier jour de travail ; 3/ nous fait découvrir Cormoran Strike le jour de sa rupture définitive avec sa compagne et son nouveau statut de « sans domicile .»

Pourquoi vous devriez faire pareil ?

Une bonne scène est une scène qui comporte de la tension. Présenter son personnage principal le jour où sa vie vient de changer introduit directement un effet dynamique. Cela attise notre curiosité et nous voulons savoir ce qui va se passer.

Aussi, une fois votre premier jet écrit, quand vous en êtes au moment où vous allez remanier votre manuscrit et que vous vous demandez où faire commencer votre roman (oui, c’est une question qui ne se pose que dans un second temps), pensez à offrir à vos personnage un jour de fête en demi-teinte, qui offre une célébration triste, endeuillée et si possible, selon le ton de votre roman, menaçante.

Le besoin de validation

Recevoir l’approbation des autres est un besoin profondément ancré dans notre humanité.

Nous sommes génétiquement programmé pour l’approbation des autres car c’est elle qui, au départ, garantit notre place dans la tribu et donc… notre survie.

Et même si nos modèles de société ont changé, ce besoin persiste. L’approbation existe partout, même au sein des groupes dits « marginaux » : il constitue le besoin d’être reconnu par ses pairs.

Du coup, comment vivre cela quand on écrit ?

La question se pose car il est immanquable qu’en tant qu’auteur nous recherchions sous une forme ou une autre des signes d’approbation.

Soyons honnête : si nous écrivons, c’est en partie pour être lu. Cela veut dire qu’implicitement, il y a quelqu’un qui se trouve face à votre texte et qu’en prime ce quelqu’un doit bien en penser quelque chose.

Tout d’abord, pour pouvoir prendre la question du besoin de validation par le bon côté, il faut se rendre compte que :

1/ votre texte n’est pas vous ;

2/ les réactions de vos lecteurs en disent autant sur eux que sur votre texte ;

3/ ce qui importe, ce n’est pas ce qu’on pense de VOUS, mais ce que votre texte offre au monde

Le point n°3 est pour moi le plus important.

L’écriture est parfois une affaire d’ego – et comment ne pourrait-elle pas l’être ? Savoir écrire est souvent considéré comme un art, et cet art est de façon illusoire pris en otage par un certain type d’élite qui estime avoir le droit de juger, de critiquer ou de condamner ce qu’elle trouve « nul. »

L’écriture est aussi parfois naïvement considérée comme une voie offrant une certaine forme de succès et de reconnaissance (pensez à l’image véhiculée par les médias de l’écrivain auteur de Bestsellers adulé par les foules).

Donc, tout cela, c’est une affaire d’ego.

Je pense que la magie de l’écriture se produit au-delà de cette façon de voir. Quand on écrit, c’est un message qu’on offre au monde. Quand je dis message, je ne parle pas d’une prise de position ou d’un jugement moral. Non. Quand nous écrivons, nous échangeons avec les autres, et cet échange peut avoir pour seul but de divertir, de faire rêver ou voyager.

Dès lors, quand vous envisagez l’écriture de cette façon, quel est votre but ?

En réalité, il est assez simple : il s’agit 1/ de se connecter aux autres ; 2/ de leur offrir quelque chose.

Et quand l’écriture devient une telle monnaie d’échange, la question de l’approbation est bien vite évacuée :

il s’agit de se demander ce que votre texte provoque chez l’autre. Autrement dit, maintenant, c’est à lui que vous pensez et non plus à vous.

Aussi, quand vous vous mettez à écrire, au lieu de vous regarder écrire, angoissé de ce que vos lecteurs penseront de vos mots, de votre texte, de votre histoire, et – disons-le – de « vous », commencez avec la fin en tête (comme dirait Stephen Covey) : demandez-vous ce que vous voulez offrir à votre lecteur.

Ecrivez pour susciter chez lui la réaction que vous voulez susciter en lui. Ecrivez pour l’inspirer, l’émouvoir, le faire rêver. Ecrivez pour lui et non pour votre ego.

Au final, vous vivrez bien mieux le fait de partager vos textes, car leur existence aura pris un tout autre sens : celui du partage et non un besoin de confirmation ou d’approbation.

Ce simple changement de regard dans votre démarche d’écriture pourrait bien transformer votre vie tant il est libérateur d’offrir ses textes, ses histoires… pour créer un moment d’échange et d’ ouverture à l’autre.

D’ailleurs, vos questions ne seront plus tournées vers vous « Tu as aimé ? » (mon texte, mon écriture, MOI) mais vers l’autre : « Qu’as-tu ressenti ? »

Et si votre création est mal reçue, vous le prendrez aussi avec plus de recul et de philosophie.

Vous serez aussi bien plus prompt à retourner écrire car l’écriture sera devenue pour vous un outil de communication. Vous voudrez recommencer quand ce que vous avez essayé n’a pas marché, vous améliorer, tester d’autres choses…

Quelle différence  et quelle libération !

Savoir BIEN mal écrire (Podcast)

Écrire un roman demande de la ténacité.

Parvenir à tenir la longueur jusqu’au moment où l’on peut apposer le mot « fin » à son manuscrit demande de la persévérance… mais aussi un peu de technique.

Découvrez dans ce podcast un secret d’écriture bien gardé.

http://directory.libsyn.com/episode/index/id/11181542

Quant au PDF gratuit, il se trouve ici : https://www.ecrituresequentielle.com/gratuit-pdf-10-erreurs

7 raisons pour lesquelles vous devriez participer au NaNoWriMo, même si vous êtes introvertis.

Le NaNoWriMo, c’est quoi ?

Le NaNWriMo a lieu chaque année au mois de novembre. C’est un événement qui consiste à faire le pari d’écrire un roman en un mois. 

Par roman, on entend un livre de 50.000 mots.

C’est aussi l’occasion pour certains (extravertis) de s’y mettre car beaucoup d’activités ont lieu comme des séances de Speed Writing, des rencontres NaNoWriMo dans des lieux publics, etc.

Mais au-delà du folklore, participer au NaNoWriMo présente de nombreux avantages, et ce, même si vous êtes introvertis. Sachez que vous pouvez faire le NaNoWriMo de chez vous, sans jamais rencontrer personne ni même participer au moindre groupe Facebook.

Il existe tout un rituel de communauté qui accompagne le NaNoWriMo, mais vous n’êtes pas obligé d’y participer. Vous pouvez simplement en faire un pari personnel.

De même, vous pouvez jouer les rebelles et écrire autre chose qu’un roman (un essai, des histoires courtes)

Passons maintenant en revue les raisons pour lesquelles « faire le NaNo » est bénéfique pour un auteur :

1. Se rendre compte qu’écrire un roman en un mois, c’est possible

Oui, cela l’est. De nombreux auteurs considérés comme prolifiques le font. Certains ont même parfois besoin de moins de temps que cela.

Mais attention, ce que cela signifie, c’est que vous aurez au bout du compte un premier jet de votre livre, pas un roman directement publiable. Faites donc bien la différence entre un travail en cours et un travail fini.

L’avantage du NaNoWriMo, c’est de vous pousser à finir une fois pour toute ce premier jet.

2. Vous allez obligatoirement trouver le temps

Nous le savons tous : le problème quand on veut écrire, c’est de trouver le temps pour le faire.

Avec le NaNoWriMo, plus d’excuse car cette fois vous avez une date butoir décidée par quelqu’un d’autre.

De plus, vous pouvez aussi en parler à votre entourage, souvent le fait qu’un cadre officiel « existe » autour de votre écriture va les pousser à vous aider au quotidien, ce qui vous permettra de libérer du temps.

De plus, un mois dans votre vie, cela reste jouable. Bien plus que de vous atteler à un roman demandant une demi année d’écriture.

Trouver du temps, mettre de côté certaines activités, reste possible car vous ne devrez pas faire des compromis trop longtemps.

3. Cela vous poussera à dépasser vos blocages

Évidemment, une des craintes principales, c’est de ne pas savoir quoi écrire ou avoir peur d’être tôt ou tard bloqué.

Sachez que tout ceci, ce n’est que votre propre peur.

Devoir continuer coûte que coûte va vous forcer à surmonter vos blocages.

Et puis, personne n’a dit que vous ne pouviez pas préparer votre NaNoWriMo. C’est d’ailleurs à cela que le mois d’octobre est réserver : à la préparation de votre roman.

Du coup, si vous avez toujours rêvé de tester une nouvelle façon d’écrire, c’est pour vous l’opportunité de le faire.

Au cours de ce mois de septembre, je reviendrai avec plusieurs conseils, techniques et stratégies éprouvés qui vous permettront de préparer votre roman en octobre afin de participer au NaNoWriMo.

4. Vous allez devoir mettre pour un temps votre manque de confiance en vous et en votre écriture de côté

Le NaNoWriMo est aussi une merveilleuse opportunité pour apprendre à ignorer votre critique intérieure.

Pour avancer dans le NaNo et écrire votre roman dans les temps impartis, vous allez devoir apprendre à dire « On s’en fiche pour le moment, je dois avancer dans mon histoire » à chacun des doutes que soulève votre esprit. Vous vous focaliserez sur le fait de passer à l’action et ferez le parti de laisser entre parenthèses tous ces jugements constants que vous avez sur vous-même et sur votre écriture.

5. Vous allez arrêter une bonne fois de vous relire ou de tout réécrire alors que vous êtes en pleine phase créative

Je suis convaincue qu’une des raisons principales qui font que des auteurs ne finissent jamais leur manuscrit, c’est qu’ils se relisent ou réécrivent ce qu’ils ont fait la veille au lieu de continuer à aligner les mots sur la page et à faire avancer leur récit.

Pas de place pour cela lors du NaNoWriMo : si vous revenez en arrière, jamais vous ne finirez votre roman à temps. Donc, cette fois vous allez essayer une autre manière d’écrire. Et c’est plutôt une bonne chose, non ? Après tout, si vous faites ce que vous avez toujours fait (revenir en arrière, relire, corriger au lieu d’écrire), vous obtiendrez toujours le même résultat (un manuscrit inachevé). Donc si vous faites pour une fois différemment, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir un résultat différent et ce résultat, c’est peut-être achever votre premier jet.

6. Vous allez apprendre un terrible secret d’écriture : l’aptitude à (bien) mal écrire.

Pour découvrir ce secret, il vous faudra écouter mon prochain podcast qui détaillera cette technique qui, à elle seule, transformera totalement votre écriture.

7. Il se pourrait bien que vous finissiez votre manuscrit

Si vous abordez le NaNoWriMo avec un bon état d’esprit, en vous tournant vers votre objectif (finir votre livre) au lieu de vous laisser bousculer par vos angoisses et vos doutes, vous allez agir différemment chaque jour. Et il se pourrait bien que changer, le temps d’un mois, votre façon d’être, de voir et de penser vous donne le plus beau des cadeau : un manuscrit fini, prêt à être retravaillé.

Alors, qui parmi vous est prêt à relever le défi ?

La spirale d’autoguérison d’Eléonore de Posson et pourquoi ce livre est peut-être fait pour vous

Cher amoureux de l’écriture, si tu vis actuellement une mauvaise passe, que tu endures une de ces périodes où ta vie se fissure de partout, tombe en morceaux et que – évidemment – cela vous empêche d’écrire car vous êtes bloqués dans votre chagrin, alors Éléonore a écrit ce livre pour vous :

Vous découvrirez ainsi la Spirale de guérison, une technique de développement personnel révolutionnaire qui apporte immédiatement du baume à l’âme. Voici le résumé de son livre :

Cet ouvrage est à l’intention de celles et ceux qui souhaitent dépasser des moments difficiles, améliorer leur relation à eux-mêmes, vivre en harmonie avec leurs émotions et s’aimer enfin tels qu’ils sont. Après des mois de recherches, Eléonore a créé cette méthode pour elle-même lorsqu’elle a traversé son divorce. Dès qu’elle l’appliquait, elle se sentait rapidement mieux, connaissant les bons gestes à faire et reconstruisant petit à petit la confiance en soi, l’estime de soi et l’amour de soi. Réalisant la différence que la méthode faisait dans sa vie, elle s’est décidée à la partager, en toute humilité, à travers un livre.Fait d’éléments théoriques et pratiques, offrant une meilleure connaissance de soi et la découverte d’outils accessibles, ce livre suggère donc une piste de guérison de nos blessures émotionnelles et spirituelles, basé sur l’amour de soi.

Pourquoi j’en parle ?

Pour moi, l’écriture est avant tout une question d’état d’esprit.

Notre capacité à ne pas écrire peut provenir de tentatives d’autosabotage(s) que nous portons en nous depuis des années. La spirale de guérison est l’outil idéal pour dépasser les cassures de la vie, ces moments qui nous laissent l’âme défigurée et nous changent à jamais.

Pour trouver sa propre voix dans son écriture, il faut savoir oser être soi-même et, quand on est blessé, cela demande énormément de travail. Aussi, si certains d’entre vous vivent aujourd’hui des moments délicats, de ceux qui changent leur vie à tout jamais, je pense que ce livre vous attendait…

Le mentorat (Podcast)

À l’heure des multitudes offres en écriture, comment choisir ses conseillers ?

Aujourd’hui, je vous parle de quelque chose qui, pour moi, manque cruellement aujourd’hui dans le domaine de l’écriture : le mentor.

Loin des coachs, des conseilleurs et autres professeurs, un mentor a pour but de vous guider sur la voie d’une découverte unique : vous-même. Et cela, avec un but bien précis : l’amélioration de VOTRE écriture.

Je suis un imposteur

Ce sentiment, cette idée de nous-même revient sans cesse, comme une ritournelle.

Que vous tentiez d’écrire, que vous ayez fini d’écrire ou que vous commenciez un nouveau projet.

A chaque étape de la création, que ce soit le début, le milieu ou la fin, mais aussi lorsque l’on se relit, on se corrige, voire on se publie, ce sentiment d’avoir tout faux, de ne pas être à notre place, d’avoir écrit de la m…, que tout le monde semble y arriver mieux que nous (et bien plus facilement), tout cela revient nous hanter. Ritournelle qui revient sans cesse et qui nous gâche notre joie d’avoir enfin réussi quelque chose.

Cela vous semble familier ? Combien de textes avez-vous abandonné pour cette raison ? Combien avez-vous partagé avec joie avant de ressentir, 24 heures après la honte horrible de les avoir montré à quelqu’un ?

Et bien, sachez que c’est juste… normal. Et que c’est même pire avec le temps.

C’est pire quand vous avez remporté un prix.

C’est pire quand vous avez enfin publié.

C’est pire à chaque fois que vous avez réussi à faire quelque chose de concret.

C’est pire parce que maintenant, vous avez le sentiment que vous avez quelque chose à perdre. Que ceux qui ont reconnu jusque là votre travail vont être déçus et vont enfin me percer à jour, ils vont découvrir la supercherie et voir enfin qui vous êtes vraiment, vous savez cette personne qui est bien différente de celle qu’ils imaginent, qui est en réalité si insignifiante, si banale, si peu créative et qui n’arrive jamais à rien.

Cette fois, vous en êtes convaincu, vous allez être démasqué, c’est fini, les jeux sont faits !

Alors, tandis que vous étiez motivés, fier de vous, que votre humeur devrait être à la fête, vous avez l’estomac serré, le moral dans les chaussette et la boule de peur dans la gorge.

Du coup, vous essayez tant bien que mal de ne PAS parler de votre livre/manuscrit/texte et éludez toute question. Vous agissez comme quelqu’un de coupable… parce que d’ailleurs vous vous sentez coupable.

Coupable d’avoir créé.

Coupable de vous avoir mis en avant.

Coupable d’y être arrivé (or, ça, c’est juste pas possible, il y a eu une erreur quelque part).

Le syndrome de l’imposteur, c’est une forme particulière du manque de confiance en soi.

Du coup, comment on fait ?

On repart à la racine du problème : celle de votre regard sur vous, des croyances que vous avez concernant ce dont vous êtes capable ou non.

Alors, allons-y : quand on crée, immanquablement on se met en danger. Nous avons produit quelque chose et ce quelque chose, non seulement existe, mais c’est aussi un reflet de nous et ce reflet, nous l’offrons aux regards, aux avis, aux opinions des autres. Dès que cela se produit, nous ne pouvons nous empêcher d’essayer de « percevoir » notre travail « comme quelqu’un qui le découvre » et là, généralement ça se passe plutôt mal.

Nous pensions avoir fait quelque chose de bien et tous les défauts nous sautent au visage.

Pas de panique !

Tout d’abord, vous n’êtes pas objectif (oui, je sais, argument banal, mais terriblement vrai) et vous manquez TOTALEMENT de recul.

Doutez de vous est en réalité plutôt bon signe et encourageant, car cela veut dire :

– 1/ que vous prenez votre créativité au sérieux ;

– 2/ que vous prenez votre public au sérieux ;

– 3/ que vous n’êtes pas un psychopathe narcissique-trop-sûr-de-lui-qui-s’en-fiche-des-autres-d’ailleurs-c’est-moi-le-meilleur !

Si cela devient vraiment inconfortable pour vous, vous avez plusieurs solutions :

– 1/ Ne touchez plus à votre travail. Votre manuscrit a été envoyé à un concours, à des éditeurs ? Votre livre est (auto)-publié ? Votre chapitre est mis en ligne sur Wattpad ? Et bien, ne le lisez plus, oubliez-le et allez de l’avant. Pensez à la suite, à vos autres projets, repartez dans quelque chose de neuf et donnez-vous le temps d’oublier ce que vous venez d’achever pour y revenir plus tard, bien plus tard.

2/ Confiez-vous. Mais attention, uniquement à une personne de confiance, à quelqu’un qui vous soutient et non à l’amie jalouse et négative qui va vous blesser ou miner encore plus le peu de confiance que vous avez encore dans votre projet.

3/ Acceptez. Acceptez de douter, que c’est un mauvais moment qui va passer. Que cela vous arrivera encore et encore.

4/ D’ailleurs, tant qu’on y est, acceptez que peut-être vous avez totalement raison : tout le monde va trouver ce que vous avez fait nul, mauvais, naze. Et alors ? Ce n’est pas en soi un échec. Non, non !

D’une part, échouer en écriture, ce n’est pas « mal » écrire, c’est ne pas écrire du tout. L’échec, ce n’est pas le mauvais manuscrit, c’est le manuscrit inexistant et abandonné.

D’autre part, un mauvais texte ne veut rien dire de VOUS. Ce n’est pas une partie de votre personnalité. C’est une chose que vous avez faite et si elle n’est pas bonne, vous ferez mieux la prochaine fois.

5/ Acceptez aussi que vous ne plairez pas à tout le monde. Quand j’ai été publiée en maison d’édition (sous mon vrai nom : Valérie Lamesch, pour ceux que cela intéresse), j’écrivais des textes ultra-littéraires. Des phrases fouillées, poétiques, bref l’aspiration totale à l’Art avec un grand « A. » Des gens ont aimé, d’autres n’ont pas aimé (ben oui, certains aiment un bon polar, pas mon livre ultrasophistiqué sans suspense). J’ai aussi eu des libraires qui ont refusé de prendre mon livre, ils ne connaissaient pas mon petit éditeur, donc forcément j’étais embarquée dans un truc louche, un bidule certainement à compte d’auteur, ce qui à coup sûr faisait de mon texte une des bouses de l’année. Voilà, parfois on est jugé sans même avoir été lu, après deux phrases. Aussi, j’ai eu un journaliste qui m’a demandé « on dit toujours que le plus dur à écrire, c’est le deuxième. Où en êtes-vous ? » Je n’avais alors rien commencé d’autre, je souffrais d’ailleurs d’une bonne crise du syndrome de l’imposteur et sa question a nourri un peu plus mon démon intérieur : « Tout le monde va voir que j’ai eu un coup de chance car je n’arriverai sûrement pas à écrire le suivant. »

Bref, vous en prenez plein l’ego et vous savez quoi ? Vous savez ce que tout cela veut dire sur vous ?Et bien cela veut dire : RIEN.

Non, cela ne veut rien dire. Rien du tout.

Tout cela, ce sont des opinions, parfois naïves que les autres ont. En rien ces opinions ne vous définissent ni ne déterminent ce que vous avez fait ou êtes capables de faire.

La seule manière que je connaisse de surmonter tout cela est de tourner la page du projet fini et de commencer le suivant. Et peut-être même de faire alors un truc court, facile, un projet rigolo, peut-être même avec quelqu’un d’autre.

En gros, passez à autre chose, la vie continue et ce qui est fait est fait. Maintenant, retournez au travail et écrivez l’avenir. Laissez votre démon intérieur prendre le dessus est le meilleur moyen de lui donner raison. Faites donc avec lui ce que vous faisiez avec la peste de l’école : détestez-le, dites-vous qu’il est totalement ridicule et que ce qu’il pense, finalement, vous n’en n’avez rien à fiche ! Et continuez à faire comme bon vous semble.